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Céline Corbier, de la finance au chocolat, il n’y a qu’un pas

L’histoire de Céline Corbier commence avec une ganache au lait bio du Pérou  et se raconte en mode noir à 70% infusion poivre de Sichuan. A 25 ans à peine, la passion chevillée au corps, ce petit bout de femme est bien décidé à faire parler d’elle. En ouvrant sa boutique en décembre 2016, cette jeune artisan est entrée dans la petite famille des chocolatiers marseillais. « Pour les bonbons et moulages, je travaille le chocolat Valrhona car c’est celui que je connais et qui me correspond le mieux, explique-t-elle. Pour l’enrobage, j’ai choisi un extra bitter à 61% ; pour les lactés, j’ai opté pour un équatorial lacté. Pour certaines ganaches, je mélange les deux et pour d’autres recettes au chocolat noir j’ajoute souvent une pointe de chocolat au lait »
Céline CorbierLes amateurs de tablettes, jetteront leur dévolu sur des chocolats aux grandes origines, Equateur, Pérou, Amérique du Sud ou Madagascar pour les plus plébiscités. « Perso, je suis plutôt lait par gourmandise et noir pour la dégustation » confesse Céline Corbier. En vitrine, les bonbons sont sobrement alignés, alternant lait et noir, affichant des recettes classiques, bien faites et des associations harmonieuses. La ganache lait bio 36% du Pérou plaira essentiellement aux enfants. Les adultes raffoleront du bi-couche praliné pistache-pâte de fruit framboise et de la ganache huile d’olive romarin choconoir. Le plus sophistiqué demeurant le lait passion mangue et trait de vanille…

Céline Corbier, entre effluves de miel corse et de chocolat
Dans la boutique, une bougie parfumée au miel de Corse mêle ses effluves sucrés à l’intensité des cacaos qui respirent à plein nez. « J’ai baptisé ce magasin Françoise du nom de mon arrière grand-mère maternelle, dit Céline, je voulais lui rendre hommage ». Dans le quartier, les amateurs se sont refilés le bon plan, les premiers fidèles se comptent par dizaines. De recommandations amicales en curieux attirés par les vitrines, chacun veut goûter une première fois, et revenir ensuite… « La pâtisserie, ça me plaît, assure Céline Corbier. Un jour ou l’autre, je proposerai une carte simple de gâteaux, j’en ai l’envie, chaque chose en son temps »… Et Françoise a toute la vie devant elle !

Françoise, 47, rue Pierre-Béranger, Marseille 12e arr.  ; 04 86 94 52 34. Etuis de 14, 24 et 36 pièces, 12,20 et 33 €.

[De l’économie aux tablettes]

Le parcours de Céline se vit comme une aventure car « après une scolarité à Lacordaire, j’avais pour objectif de passer les concours des grandes écoles de commerce, type HEC, raconte-t-elle. Mais la première année s’est mal passée et je suis entrée en IUT de Gestion des entreprises et administration ». Les années se suivent jusqu’à la licence en économie/finance. Mais la passion pour la pâtisserie grandit de jour en jour : « Dès que j’avais du temps libre, je passais des heures à pâtisser. Il n’y avait que ça pour me faire du bien, je faisais des gâteaux et des viennoiseries »… Un engouement qui pousse la jeune femme « à faire quelque chose qui [lui] plaît. Chez moi, ils n’ont guère apprécié ce virage à l’exception de mon grand-père qui était ravi ». CAP pâtisserie en alternance en poche, Céline Corbier a aussi travaillé aux côtés de Claude Krajner (le Temps d’un Chocolat) qui a été son maître de stage et l’a affinée sur la technique. La décision d’ouvrir un magasin a été prise en janvier 2015. « Je ne voulais pas m’installer en centre-ville et j’ai cherché durant 5 mois avant d’avoir un coup de coeur pour cette ancienne boucherie de quartier ». Les travaux ont duré 2 mois, « il fallait tout gérer en même temps, l’électricité, les prêts bancaires, c’était grisant » sourit-elle. Jusqu’à l’ouverture en décembre 2016.

Infos express

Avignon à l’heure bolivienne Olga, Maria-Elisa, Pablo et Joel sont des étudiants boliviens qui arrivent ce 31 mai à Avignon pour y suivre un stage en entreprise au sein d’hôtels-restaurants ambassadeurs de l’art de vivre à la française. Ils découvriront le métier chez Guilhem Sevin (restaurant Christian Etienne), Florent Pietravalle (hôtel La Mirande) et Matthieu Dupuis-Baumal (domaine de Manville aux Baux). Leur stage pratique est assorti d’une bourse et s’achèvera le 31 août.

 La Buvette Vauban reprend du service Victor et sa Maison Vauban investissent les locaux du patronage pour ambiancer le quartier avec guirlandes lumineuses et longues tables en bois en mode guinguette. Côté food, Maison Vauban a invité les copains : Chez Francette proposera ses barquettes de taboulé et sandwichs 100% bio, le foodtruck Disco & Tacos distribuera tacos et nachos, Emkipop régalera la galerie avec son nouveau bâtonnet glacé saveur cheescake. Côté drinks, le domaine du Vallon des Glauges présentera ses derniers millésimes et Maison Vauban, maître en l’art du cocktail servira Spritz et Saint Germain ! Côté musique : que des vinyles avec Monsieur Beaumont, un pote du patron, se pointera avec ses 33 tours pour faire déhancher le Tout-Vauban, disco, house et funk au programme. Samedi 2 juin de 18h à minuit, 16 rue de Pointe à Pitre (6e arr. au patronage, place du Bois Sacré).

Papilles et Papillons Samedi 2 juin, les vignerons du massif d’Uchaux organisent des balades oenotouristiques, conviviales et gastronomiques.  Vignerons et entomologistes accompagneront 5 balades (de 30 min à 2h) pour découvrir le vignoble, la richesse de la biodiversité de ce secteur préservé.  Arrivés au point de ralliement, sur la terrasse panoramique du château du Castellas, on prendra l’apéro en musique avec le Groupe Tess et Ben. Sur les tables les vins légers, fruités et frais de l’année seront accompagnés de charcuterie, tapenade et huile d’olive. Un déjeuner accords mets et vins sera servi dans la fraîcheur de la salle de garde sous la houlette du chef Thierry Bonfante, du restaurant le temps de Vivre à Uchaux. Samedi 2 juin de 10 h à 16h30 : 60 € par personne (45 €/pers. pour un groupe à partir de 6). Inscriptions au 06 11 53 27 01.

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