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Du Dalaï Lama à Mika, Marc de Passorio se raconte

Saviez-vous que Marc de Passorio était un fana de rallyes automobiles ? Et des écuries de rallyes à la brigade de sa cuisine, le cuisinier franchit la frontière sans difficulté. Revendiquant des origines corse et réunionnaise, le chef s’est fait connaître à l’hôtellerie du Vallon de Valrugues à Saint-Rémy-de-Provence. Il a ensuite créé une brasserie à Châteaurenard, a vécu en Russie, est revenu s’installer avenue de la Violette à Aix-en-Provence il y a quelques années. Concentré, organisé, il a la passion de la transmission, de la formation, de la cooptation ; au fil des ans, il a noué avec ses équipes des liens forts : « Chez moi, il y a peu de turn over. Je suis fidèle à mes équipes et elles me le rendent bien en retour », reconnaît-il. Confidences…

passorioMarc de Passorio en cinq qualificatifs ?
Juste, impulsif, généreux, amour, transmission

Un plat qui vous fait chavirer ?
Les tagliatelles de ma grand-mère, cuites à la perfection, avec une véritable bolognaise à la viande de bœuf et les bocaux de tomates fait à la fin de l’été, j’ai ce souvenir qui me donne des frissons et qui me fait briller les yeux quand j’en parle…

Passorio plutôt Bourgogne, Provence, Côtes-du-Rhône ou Bordeaux ?
Très franchement j’aime toutes les régions de France et leur typicité,  mais j’ai une véritable préférence pour les vins de la Loire et plus particulièrement les vieux vins de la Loire il me reste en cave du grand-père Rouiller des vieux Chinon de 1947. Houaaaouuuu !

Un producteur ou un éleveur à recommander quelques semaines avant les fêtes ?
Bruno Cayron dans le Var, à Tourves, il a des légumes de saison bien sûr, d’un autre monde. La truite et l’omble de Monsieur Faure à Châteauroux-les-Alpes… Et tellement d’autres que j’ai envie de soutenir !

Aujourd’hui, combien d’apprentis dans votre brigade ?
2 en cuisine 1 en pâtisserie. Ça c’est obligatoire la transmission fait partie de ma vie et on les suit jusqu’au bout et même après !

Plutôt viande ou plutôt poisson ?
Viande, l’agneau des Hautes-Alpes, bœuf de l’Aubrac même si le poisson m’excite dans la finesse de la découpe et de la cuisson.

Gâteau des rois ou galette frangipane ?
Gâteau des rois, provençal et surtout de mon enfance.

Passorio c’est plutôt ski à Gstaadt ou rando dans le Colorado ?
Une randonnée dans le Colorado, j’aime le découverte et les grands espaces, plus proche de la nature et loin de la foule.

Un week-end idéal ?
Chez mes parents à Gap dans les Hautes-Alpes je passe mes journées à faire la cuisine après le marché matinal chez mes amis producteurs, j’y passe des heures. À chaque fois que je peux y monter.

Quel resto pour inviter la femme de votre vie ?
La découverte d’un ami ou d’un confrère qui partage la même passion et l’amour des produits.

Quel mot pour vous intimider ?
« Et Marco ! Tu viens faire la cuisine avec moi s’il te plaît ! »

Un truc qui vous ferait tout plaquer ?
Que je ne puisse plus trouver de magnifiques produits de la région et que je ne puisse plus rien transmettre aux jeunes.

Votre dernier livre ou magazine, c’était ?
Le dernier livre du Dalaï Lama…..

Et dans votre discothèque i-Tunes, on trouve quoi ?
Holaaaaaa, Bob Marley, Mika, de la soul music, du jazz, Bastères, et Fiona Walden ma cousine, une chanteuse incroyable.

Votre péché mignon ?
Une magnifique tomate mûre à la perfection un trait d’huile d’olive, de la fleur de sel, voilà mon péché mignon.

Auto ou moto ?
Auto bien sûr, le rallye automobile avec le championnat de France, le championnat du monde. La découverte de la précision, la gestion d’une équipe, la découverte des pays, des routes, des gens et surtout des produits de chaque région.

Le Grand Pastis, vous connaissez ?
Oui bien sûr que je connais. Pierre Psaltis, je le suis depuis plusieurs années. Il fait pleurer et il fait aimer. Maintenant le Grand Psaltis, c’est vraiment top.

L’esprit de la Violette, 10, avenue de la Violette, 13100 Aix-en-Provence ; infos et réservations au 04 42 23 02 50.

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Vite lu

 Arles, une nouvelle chef au Chardon A la suite de l’excellent accueil réservé à Ruba Khoury en 2018, l’équipe du Chardon est toute heureuse de recevoir ces mois de mars et avril Leatitia Carion, chef française qui a le voyage dans le sang.  Après avoir fondé à Londres son famous Pop-up Bao Bun Foodtruck, elle se pose à Arles pour le printemps avec une carte très inspirée par l’Asie. Tiradito thon version Nikkei, moule-vinaigre de pomme-aubergine schezuan basilic ou poulet karaage sauce XO-gochujang-pickles et tarte tatin-beurre miso figurent parmi ses plats signature. Premier soir du pop-up le 28 février. Chardon, 37, rue des Arènes à Arles, tarifs : 29 € (déjeuner) et 39 € (soir). Résas au 09 72 86 72 04. Ouvert du jeudi soir au lundi soir et du vendredi au lundi midi. (12h30-14h30).

Peter Fischer chez Chicoulon La cave annonce sa prochaine soirée dégustation avec Peter Fischer, vigneron emblématique du château Revelette à Jouques. Dans une ambiance conviviale et décontractée, Peter présentera ses différentes cuvées : 3 blancs, 3 rouges et 1 liquoreux. Des vins de copains, de gastronomie mais surtout de passionnés. Spécialement pour cette occasion, Peter ouvrira également quelques vieux millésimes de ses plus grandes cuvées issues de sa cave personnelle. Côté cuisine, Tomi, incontournable chef du Chicoulon, cuisinera des tapas qui s’accorderont à merveille avec les vins dégustés. Jeudi 28 février au 59, rue Grignan (Marseille 6e), Formule: 45 € / personne sur réservation au 04 91 33 46 59.

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