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Olivier Nasles : « Si elle veut survivre, l’oléiculture provençale est condamnée à se réformer »

La récolte d’olives approche à grands pas et cette année, les oléiculteurs ont de bonnes nouvelles pour les consommateurs d’huile d’olive française ! Contrairement au millésime 2016 où la récolte avait été catastrophique, cette année les chiffres de la cueillette devraient retrouver des volumes bien plus convenables. « Il y a des olives sur les arbres cette année !, se réjouit Olivier Nasles. Nous devrions ramasser entre 5 000 et 5 500 tonnes d’olives contre 3 200 l’an dernier », détaille le président du syndicat AOC huile d’olive de Provence. « En agriculture, on a beau maîtriser certains éléments, on ne peut malgré tout pas dompter la nature… L’an dernier, à cause de la sécheresse, il aurait fallu irriguer les oliviers beaucoup plus tôt, entre avril et mai, et cela nous aurait évité les pertes que nous avons subies. En 2017, fort heureusement, les choses s’avèrent plus simples ».

Olivier Nasles
Olivier Nasles

Néanmoins, plusieurs problèmes au sein de la profession, sont pointés par Olivier Nasles. La production française représentant moins de 5 % de la consommation nationale, il faut, selon lui, renouveler la vision du travail des oléiculteurs en prenant compte des nouveaux enjeux économiques et écologiques. « Notre production moyenne est ridiculement basse par rapport à des productions marocaine, espagnole, tunisienne. Là où nous allons récolter 200 à 300 litres d’huile pour un hectare, un oléiculteur marocain va en obtenir 1 000 à 1 200 litres. Pourtant certains paysans français sont capables de produire 700 à 800 litres par hectare ! Je prends leur exemple pour les autres producteurs et les avertis : ‘Certains peuvent le faire, pourquoi pas vous ?’  clame le président du syndicat. Le problème c’est qu’il y a un manque de professionnalisation du secteur. Nous sommes des agriculteurs compétents mais les oliviers sont un complément de récolte. La plupart des oléiculteurs focalisent leurs efforts principalement sur la vigne, les fruits et les légumes ».

S’ajoute à cela, le problème du réchauffement climatique qui force la profession à modifier ses habitudes de travail notamment les dates de récolte et d’irrigation. Se voulant rassurant, Olivier Nasles voit positif : « Pour l’instant tout va bien, pourvu que ça dure ! ».

[L’huile d’olive en chiffres]

Sur 35 000 oléiculteurs français, près de 10 000 sont des professionnels, les autres travaillent sur exploitations familiales.
La région Paca représente 65 % de la production d’huile d’olive française soit 4336 tonnes. L’Occitanie génère de 17 à 20 % de la production nationale. Le sud de la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’extrême limite climatique pour la culture de l’olivier, contribue à hauteur de 10 à 13 %. Le solde, très variable, de 1,5 % à 6 %, est fourni par la Corse.
En 2016, les volumes produits ont été catastrophiques atteignant péniblement les 3 200 à 3 400 tonnes (contre 5 600 tonnes en 2015).
L’huile d’olive de Provence représente 4% de la consommation nationale.

Axel Gède / photos Gérard Julien AFP et DR

Infos express

 Soirée Bohème chic à Saint-Rémy-de-Provence à l’occasion de la fête de la Musique, le 21 juin, au sein de l’Hôtel de l’Image. Cet événement inédit et gratuit aura lieu de 19h à 1h, dans le grand parc arboré de l’hôtel repensé pour l’occasion dans une ambiance bohème chic et colorée. Le public appréciera les performances d’un groupe de musique jazz swing et d’un DJ. Diverses animations seront proposées (close-up, fabrication de couronnes de fleurs, borne photo)… Côté restauration, les Terrasses de l’Image seront ouvertes ainsi que le bar extérieur (planches gourmandes, tapas, cocktails et diverses boissons).
« Ambiance Swing », jeudi 21 juin, Hôtel de L’Image, 36, bd Victor-Hugo, 13210 Saint-Rémy-de-Provence, gratuit.

Les DEEP BLU [POOL] parties de retour ! Quatre ans qu’on les attendait, Andric Cardin, Bananna Wintour et Mokic nous reviennent en grande forme et renouent avec les soirées du Radisson en bord de piscine. Sur l’un des plus beaux toits terrasses de la ville, dans un club éphémère, « nous allons créer une belle fête, où tout le monde se sent bien, presque comme à la maison » promet Banana Wintour. « Venez avant tout pour vous amuser, chiller, boire un verre et pour découvrir de nouveaux horizons musicaux, réécouter des classiques house ou disco, danser sur des morceaux inattendus… Ici, c’est l’ouverture d’esprit qui compte », sourit Mokic, DJ resident. DJ Yellow sera la tête d’affiche de cette Deep Blu épaulé par plusieurs autres invités surprise. Et comme d’hab’, on mangera bien avec le truck Disco & Tacos (street food mexicaine créative) et boira bien, entre copains de toujours ou amis d’un soir. Une carte des boissons spéciale Deep Blu concoctée par l’équipe du Radisson Blu sera proposée à des tarifs abordables. Le 21 juin, une soirée internationale à l’ambiance locale, capacité très limitée – entrée 10€ en prévente : https://goo.gl/2ntnCS (12€ sur place).

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