Carnet de cave

Concours général agricole : l’incroyable moisson de médailles des Côtes-de-Provence Sainte-Victoire

Olivier Sumeire
Sophie et Olivier Sumeire, les rosés de Sainte-Victoire et le vignoble

Quarante-huit médailles dont 12 médailles d’or pour les rosés, 4 pour les blancs et 1 pour un rouge, voilà l’éclatant palmarès des vignerons des Côtes-de-Provence Sainte-Victoire lors du dernier Concours général agricole. Un palmarès qui réjouit Olivier Sumeire, le président de l’association des vignerons qui regroupe 30 adhérents, caves particulières et coopératives, soit quelque 350 personnes. « Pour les saintes-victoires, 2016 et 2017 sont des millésimes assez extraordinaires car dans un contexte global de faibles récoltes, nous sommes arrivés à afficher des volumes presque normaux » explique  Sumeire qui affirme qu’au cours « des différentes dégustations de rosés que nous avons faites, nous avons unanimement estimé qu’il y avait homogénéité d’une vignoble à l’autre, sur la qualité, tout le monde fait bon » se réjouit le président aux 9 années de mandat.

 Olivier Sumeire, votre dernier resto ? A Aix ou à Marseille ? Et pour manger quoi ? Ma dernière bouillabaisse, je l’ai mangée chez Loury à Marseille avec des oursins gratinés.
 Votre dernier livre ? C’était Ken Follet, « l’Arme à l’oeil »
 Blanc, rosé ou rouge ? Statistiquement, je dirai rosé
 Le meilleur endroit pour dire « je t’aime » ? Il y a aussi le bon moment pour le dire… Ce serait dans un restaurant, la dernière fois ça a été un restaurant
 Signe astro ? Cancer
Lors du dernier salon de l’Agriculture, le Concours général agricole (CGA) a décerné un nombre ahurissant de médailles « ce qui fait notre fierté », lance avec évidence Olivier Sumeire qui temporise : « Ça ne veut pas dire pour autant que lorsque nous avions 30 médailles nous étions moins bons qu’aujourd’hui. Déjà, lorsqu’on avait atteint les 30 médailles, j’avais prévenu les adhérents que nous ne pouvions que baisser… Les arbres aussi hauts soient-ils, ne touchent jamais le ciel ». Les retombées économiques de ces distinctions au CGA ne sont pas mesurables « mais ce concours dépasse de loin tous les autres concours en termes de notoriété et il est très connu du grand public. C’est un gage de qualité qui n’autorise pas, à lui seul, une envolée des prix. Un prix est aussi le résultat d’un environnement concurrentiel et d’une stratégie générale »

L’association des vignerons de Sainte-Victoire boit donc l’avenir en rosé avec, cependant quelques préoccupations : « Je voudrais qu’à l’échelle nationale on cesse de vilipender la consommation de vin. Nous avons besoin du soutien franc et massif des politiques face à quelques illuminés qui prônent le zéro vin. Si on nous abandonne, quid de l’aménagement du territoire ? Les gens veulent-ils du tout béton ? Notre poids économique est conséquent, on fait vivre des milliers de familles et on affiche de bons chiffres à l’export » énonce Olivier Sumeire. Et ce dernier, de s’inquiéter encore des changements climatiques, « autrefois, on vendangeait fin septembre, maintenant on ramasse fin août, nous sommes obligés de nous adapter au manque d’eau avec l’arrosage comme l’autorise, à titre dérogatoire, notre AOC sans quoi on aurait déjà fusillé l’appellation »
Présente sur les terres de Trets depuis le XIIIe siècle, la famille Sumeire a relevé bien des défis ; en voici, menés avec la grande famille des vignerons locaux, encore de nouveaux.

La liste des vins médaillés

Ajouter un commentaire

Cliquer ici pour écrire un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Vite lu

 Arles, une nouvelle chef au Chardon A la suite de l’excellent accueil réservé à Ruba Khoury en 2018, l’équipe du Chardon est toute heureuse de recevoir ces mois de mars et avril Leatitia Carion, chef française qui a le voyage dans le sang.  Après avoir fondé à Londres son famous Pop-up Bao Bun Foodtruck, elle se pose à Arles pour le printemps avec une carte très inspirée par l’Asie. Tiradito thon version Nikkei, moule-vinaigre de pomme-aubergine schezuan basilic ou poulet karaage sauce XO-gochujang-pickles et tarte tatin-beurre miso figurent parmi ses plats signature. Premier soir du pop-up le 28 février. Chardon, 37, rue des Arènes à Arles, tarifs : 29 € (déjeuner) et 39 € (soir). Résas au 09 72 86 72 04. Ouvert du jeudi soir au lundi soir et du vendredi au lundi midi. (12h30-14h30).

Peter Fischer chez Chicoulon La cave annonce sa prochaine soirée dégustation avec Peter Fischer, vigneron emblématique du château Revelette à Jouques. Dans une ambiance conviviale et décontractée, Peter présentera ses différentes cuvées : 3 blancs, 3 rouges et 1 liquoreux. Des vins de copains, de gastronomie mais surtout de passionnés. Spécialement pour cette occasion, Peter ouvrira également quelques vieux millésimes de ses plus grandes cuvées issues de sa cave personnelle. Côté cuisine, Tomi, incontournable chef du Chicoulon, cuisinera des tapas qui s’accorderont à merveille avec les vins dégustés. Jeudi 28 février au 59, rue Grignan (Marseille 6e), Formule: 45 € / personne sur réservation au 04 91 33 46 59.

Le GP sur les réseaux