Vins rosés, vins d'été

Figuière, le nouvel essor d’un domaine qui voit la vie en rose

Figuière

Les racines vigneronnes des Combard, se cultivent d’abord en Bourgogne, dans les années 70, où Alain Combard développe son domaine avec son ami et associé, Michel Laroche. Combard part, en 1992, à la recherche d’un nouveau terroir viticole mal connu : la Provence. Un an plus tard, il découvre les 18 ha du domaine Saint-André-de-Figuière où il s’installe avec une certitude : le rosé de Provence mérite d’être l’égal d’un grand blanc. Pour préserver ce site exceptionnel, cette terre a opté, dès 1979, pour une viticulture biologique, certifiée Ecocert. Magali, Delphine et François ont succédé à leur père à la tête du domaine.
A l’occasion de son 25e  anniversaire, le domaine de Saint-André de Figuière s’offre une cure de jouvence et change de nom. Désormais, il faudra évoquer Figuière à chaque fois qu’on parlera de ce vignoble, propriété de la famille Combard. Pour marquer ce millésime, les vignerons ont demandé à un designer italien, Lucas Ttrazzi, d’imaginer un flacon aux lignes fluides et élancées. « Le verre est extra blanc pour mettre la robe du vin en valeur » explique-t-on au domaine. Les plus observateurs remarqueront que le flacon est siglé d’un discret Figuière à sa base, signe ultime de son identité.

Issu de l’agriculture biologique et d’un assemblage mourvèdre, cinsault et grenache, ce « Première » offre une robe très pâle aux nuances de gris. Son nez fruité avec des notes d’ananas, d’abricots, de brugnons et de litchis, laisse deviner des arômes de garrigue, de poivre et de muscade. En bouche, l’attaque est ample et croquante, la fraise domine de prime abord puis succèdent des notes de poivre. Sa finale est harmonieuse, fine et très longue sur les épices et sur une note saline. Grâce au mourvèdre qui lui apporte toute sa structure, ce millésime 2016 pourra être bu jusqu’en 2018. On le servira entre 8°C et 10°C en soirée, lors d’un apéritif soigné. A table, il conviendra aux crustacés (gambas, homard, langouste), aux poissons crus et aux plats épicés d’inspiration exotique.

Domaine Saint-André-de-Figuière, 83250 La Londe-les Maures ; contact : 04 94 00 44 70
Rosé Figuière 2016, 15,50 € les 75cl.

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.