Vins rosés, vins d'été

Le château Sainte-Marguerite présente son rosé 2016 « Fantastique »

château Sainte-Marguerite
On cultive la vigne depuis l’Antiquité sur cette terre littorale que viennent joliment ponctuer quelques palmiers. Le château Sainte-Marguerite a été créé en 1929 par André Chevillon, le domaine ne représentait alors qu’onze hectares. Les années sont passées, émaillées par quelques moments forts à l’instar de 1995, date de l’entrée dans la famille des crus classés, 18 ans après l’arrivée des actuels propriétaires, Brigitte et Jean-Pierre Fayard. Sous leur impulsion, le domaine a « légèrement » grandi pour couvrir désormais 102 hectares. Une famille et un souci : le respect de l’environnement. Les traitements chimiques sont bannis et la certification Ecocert a logiquement suivi. Ce rosé 2016, sous appellation côtes de provence-la londe a été enregistré à la Vegan Society (lire ci-dessous). Il est issu d’un assemblage de grenache et cinsault (des vignes datant pour la plupart de 1936).
Sa robe très claire, limpide et brillante en fera l’hôte des tables féminines et festives de la côte. Son nez fin de fleurs blanches (cerisier) laisse deviner ensuite quelques notes fugaces d’agrumes (pamplemousse). La bouche est délicate, avec une légère tension et une longue finale persistante. Servi à 8°C, ce vin rosé typique de la Provence accompagnera les déjeuners gastronomiques servis en bord de piscine ou de plage : rougets, daurades grillées, tomates confites au soleil, risotto généreusement arrosés de parmesan, homards, langoustes au gril…
Seules 13 000 bouteilles seront commercialisées cette année ce qui en fait un vin rare.

Château Sainte-Marguerite, 303, chemin du Haut-Pansard, 83250 La Londe-Les Maures ; infos au 04 94 00 44 44.
Cuvée Fantastique, rosé 2016, 24,50 € chez les cavistes.

[Les vins vegan arrivent sur le marché]

Oui, oui, c’est très sérieux ; bien que le vin soit issu de jus de raisin, il n’est pas forcément végétarien puisqu’on utilise des produits issus d’animaux lors de la vinification. L’opération de collage, visant à clarifier le vin, se fait à partir de gélatine de cochon ou de bovins pour les vins rouge, de caséine (protéine de lait) pour le vin blanc, de blanc d’oeuf pour assouplir les rouges tanniques ou de colle de poisson (issue de la peau ou du cartilage) pour les blancs et les rouges… Pour être certifié vegan, un vin doit garantir, par exemple, des agents de collage sans produits animaux comme la bentonite (argile).

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.