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Michelin 2016 : une gifle pour la Provence

Bibendum_GourmetLes années se suivent et ne se ressemblent pas. Après avoir révélé dans une indifférence quasi-générale, le 15 janvier dernier, ses Bibs gourmands, Michelin a dévoilé ce matin même à Paris le contenu de son édition 2016. Le ban et (surtout) l’arrière ban du milieu gastronomico-culinaire réuni au Pavillon Vendôme, rue Daunou (IIe arr.) a écouté bien sagement, le petit doigt sur la couture, les discours puis les nominations les plus significatives. Et beaucoup de Provençaux ont regretté d’avoir payé un billet de train pour assister à une telle Bérézina.

Ils gagnent une étoile

Le Cloître, le restaurant du Couvent des Minimes à Mane (Alpes de Haute-Provence)
Pèir, le restaurant de la Bastide de Gordes à Gordes (Vaucluse)
Le Faventia, le restaurant de l’hôtel golf de Terre Blanche à Tourettes (Var)

Ils perdent leur seule étoile

Le Clos – Jean-Marc Banzo à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
Restaurant Pierre Reboul à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
La Maison Jaune à Saint-Rémy de Provence (Bouches-du-Rhône)
Méo à Tarascon (Bouches-du-Rhône)
La Vieille Fontaine, le restaurant de l’hôtel d’Europe à Avignon (Vaucluse)
Le Saule Pleureur-Laurent Azoulay à Monteux (Vaucluse)
Le Côté Rue à Draguignan (Var)

Alors que penser de ces évolutions ?
Le signal est clair, Michelin confirme son positionnement standing voire luxe. On constate que seuls les établissements adossés à de grands groupes financiers ont les reins assez solides pour répondre aux exigences de l’étoile. Que ce soit Pèir, le restaurant piloté à distance par Pierre Gagnaire à Gordes, propriété de Stéphane Courbit (lire ici), le Couvent des Minimes, appartenant au groupe l’Occitane, ou le Faventia dépendant d’un groupe hôtelier puissant, chacune de ces étoiles prouve combien le fabricant de pneumatiques raffole des nappes blanches et de l’argenterie…

Si les pertes d’étoiles sont douloureuses, elles s’expliquent d’une manière très rationnelle. A Aix-en-Provence, les deux macarons perdus le sont du fait des changements de propriétaire (Reboul/Féval)  ou des départs (Banzo au Renaissance) qui ont eu lieu cette année. Il en est de même à Avignon : Bruno d’Angélis a quitté l’hôtel de la place Crillon pour s’arrimer au projet du Palais Calvet, nouvelle propriété avignonnaise d’Inter Rhône.
A Monteux, Laurent Azoulay a quitté les cuisines du restaurant pour lequel il avait décroché sa première étoile en 2009 pour l’Ekrin en Haute-Savoie.
A Draguignan, Benjamin Collombat a abandonné l’aventure en solitaire pour se réfugier dans les cuisines du château de Berne.

Pour Marseille, c’est la douche froide car beaucoup, à tort, laissaient courir des rumeurs délirantes sur une possible deuxième étoile attribuée à un restaurant du centre-ville. L’obtention d’un bib gourmand à l’Alchimie ne calmera personne, le restaurant vient juste d’être vendu au groupe Carrefour qui y installerait une… supérette. De plus en plus d’étoiles attribuées à des tables adossées à des groupes financiers puissants et de moins en moins de petits indépendants capables de tenir tête aux exigences délirantes du guide. Voilà résumée en une phrase l’édition Provence du guide Michelin 2016.

En vente dès le vendredi 5 février, 24,90 €.

Infos express

A Saint-Tropez Sénéquier ferme ses portes La Direction du Sénéquier, institution emblématique de Saint-Tropez depuis 1887, a décidé de fermer les portes de son restaurant dès ce jeudi 13 août midi pour une durée de deux semaines. Démentant les rumeurs qui couraient dans le village, “cette fermeture n’intervient pas sur demande de l’ARS mais sur décision interne, par mesure de précaution, et pour protéger son personnel et ses clients, suite à la découverte de 2 cas de Covid-19, a tenu à préciser la direction dans un communiqué de presse. Toujours selon le même communiqué, “il est important de prendre le temps nécessaire pour protéger et tester l’intégralité des équipes afin de permettre une réouverture dans la plus grande sécurité. Depuis la rouverture le 3 juin, le restaurant et les équipes ont toujours appliqué les gestes barrières avec beaucoup de vigilance”.

Découvrir la conchyliculture en Camargue A Port-Saint-Louis-du-Rhône, Camargue coquillages propose une journée spéciale pour se plonger dans le quotidien des ostréiculteurs : visite de la cabane ostréicole et de l’atelier de conditionnement, activité “collage d’huîtres”, explications des méthodes de productions propres à la Méditerranée et à l’agriculture biologique. Pour conclure cette journée, un plateau de coquillages huîtres/moules accompagné d’un verre de blanc. www.camarguecoquillages.fr

Parcourir les Alpilles au volant d’une voiture vintage 2CV, Méhari, Coccinelle décapotable, Mini cooper, Combi van… Yann, Sébastien et Xavier, trois passionnés de voitures vintages en Provence proposent à la location des voitures anciennes avec ou sans chauffeur. Grâce à une application mobile dédiée, on part découvrir les belles routes et villages des Alpilles : Saint-Rémy de Provence, Maussane-les-Alpilles, Les Baux de Provence, Eygalières, Fontvieille…
www.yesprovence.com

Un verre aux jardins à Avignon Tous les jeudis et vendredis jusqu’au 11 septembre, de 18h30 à 20h30, vignerons et négociants investissent les jardins du palais des papes pour déguster les vins des Côtes du Rhône et Côtes du Rhône villages en trois couleurs (vente sur place possible). Ambiance musicale avec DJ les jeudis et groupes les vendredis. Tarif : 10 et 6,50 € (gratuit pour les -18 ans) ; le tarif comprend : 5 jetons de dégustation Côtes du Rhône + 1 sachet «grignotage». Infos et réservations au 04 32 74 32 74.