Le Pradet

► 100 % Canons.- Le littoral varois accueille un nouveau rendez-vous dédié aux professionnels du vin. Lundi 12 octobre 2026, la Villa Rocabella, domaine rare posé face à la Méditerranée au Pradet, dans le Var, ouvrira ses portes à plus de 100 vignerons et producteurs de spiritueux venus de toute la France. Réservé aux sommeliers, cavistes, restaurateurs et professionnels du secteur, 100% Canons ambitionne de s’imposer comme un rendez-vous annuel incontournable dans le paysage du vin. Trois zones de dégustation permettront aux visiteurs de circuler librement d’un producteur à l’autre, entre ateliers de mixologie et pause déjeuner assurée par Le Fumoir de La Salle et le food-truck de pâtisseries Le Peem’s. Les organisateurs ont fait le choix d’un lieu à taille humaine, pensé pour favoriser les échanges directs entre vignerons et acheteurs. 100% Canons est organisé par l’association Telo Vinum, qui réunit six agences commerciales en vins et spiritueux implantées dans le Var, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et Monaco.
• Lundi 12 octobre, de 10h à 18h à la Villa Rocabella, 567, rue Général Weygand, 83220 Le Pradet. Public : salon réservé aux professionnels du vin et des spiritueux. Entrée gratuite, nombre de places limité, inscriptions ici.

Salon-de-Provence

► Banquet au château.- Les 16, 17 et 18 octobre prochain dans le cadre de la fête nationale de l’œnotourisme « Vignobles en Scènes », l’office de tourisme de Salon-de-Provence labellisé « Vignobles et Découvertes » a préparé un programme  d’animation dans les vignobles de son territoire. Les festivités débuteront avec un grand banquet, cour renaissance du château de l’Emperi le 16 octobre au soir et qui regroupera plus de 300 personnes autour d’un apéritif et d’un repas agrémentés des vins des 21 domaines des Vignobles salonais.  Les réservations sont obligatoires sur le site (clic ici). Le dîner sera animé par Coco Briaval et son groupe de jazz manouche.
• Tarif unique : 35 € tout compris.

Collobrières

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
• L’accès à la fête de la châtaigne est gratuit mais le parking est en revanche obligatoire (2 €), des navettes gratuites seront mises à disposition.

Var

► Bilan de la saison estivale 2026 dans le Var.- Le bilan de la saison estivale 2026 dans le Var, présenté par Var Tourisme, affiche une fréquentation stable sur l’ensemble de l’année (janvier-août), à 60 millions de nuitées contre 61,9 millions en 2025. Le cœur de l’été (juillet-août) a totalisé 31,3 millions de nuitées, avec une clientèle composée à 68 % de Français et 32 % d’étrangers, ces derniers confortant leur présence après la hausse exceptionnelle de 2024. Signe de confiance pour la suite, 77 % des professionnels varois interrogés se disent optimistes quant à la fréquentation de leur établissement jusqu’à la fin de l’année.

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Restaurants en Provence

A Salon, Alexandre Lechêne dans son Atelier bistronomique

Le pâté en croûte d'Alexandre Lechêne à la Villa Salone.

Un hôtel particulier de centre-ville, une maison cossue transformée en restaurant qui s’appelait autrefois la Salle à Manger. A son arrivée, le chef Alexandre Lechêne (ex Roc Alto, restaurant de l’hôtel Alta Peyra à Saint-Véran dans les Hautes Alpes), n’a pas caché ses ambitions : redonner vie à cette adresse endormie. Le 14 décembre 2019, la Villa Salone donnait le coup d’envoi de ce qui est devenu une belle aventure. Cinq ans plus tard, où en est-on ? La maison brille d’une étoile au guide rouge et Lechêne a eu l’excellente idée d’adjoindre à son gastro une table bistronomique qui fait le plein au déjeuner.

Au déjeuner, quelques Salonais, des gens de passage, tout ce petit monde cohabite dans un décor de stucs où les guirlandes de fleurs le disputent à des puti jouflus portant des cornes d’abondance. L’ambiance doit beaucoup au service, détendu et souriant. Beaucoup n’ont pas le temps de traîner : ça tombe bien, le service s’adaptera.

Villa salone, lapin à la tomate

Grand soulagement : on comprend la carte dès la première lecture. Œuf parfait aux champignons, plin (pâtes farcies) au castelmagno (un fromage italien) et espuma de courgettes, daurade et carpaccio de poulpe-riz noir aux poivrons émulsion fenouil, magret de canard rôti-courgettes et figues hissent le drapeau de l’automne. Mousse au chocolat ou tarte aux prunes auront le dernier mot.
Si la croûte du pâté en croûte est un peu fine, sa farce est riche de noisettes qui apportent de la mâche. Un assortiment de pickles délicieusement vinaigrés (câpres, cerise divine) fouette l’appétit et apporte une note tonique. Suit une cuisse de lapin confite, fondante, nappée d’une sauce  réduite élaborée à partir du jus de braisage de la volaille et de pulpe de tomate. Quelques gnocchis – olives taggiasche comme un condiment, salent et surlignent la composition.

Un soufflé grand-marnier et sorbet orange sanguine. Un dessert de la Villa Salone à Saon de Provence

Immense bonheur : le chef Lechêne a eu la bonne idée de proposer un soufflé au Grand-Marnier et quenelle de sorbet orange sanguine. Un monument du dessert trop injustement méprisé. Ici, pas de tiramisu (dessert de fainéant) ou de mi-cuit chocolat (réservé aux sans idées) mais un classique des classiques, classieux, sucré et subtilement aromatisé.

Alors faut-il aller à l’Atelier, le bistrot de la Villa Salone ? Oh que oui ! D’abord parce que c’est une vraie table bistronomique d’un excellent niveau et parce que les menus y sont classiques, réfléchis et twistés par un petit quelque chose de très actuel. Oui pour ce souflé qui justifie à lui seul tous les déplacements. Oui pour la fraîcheur, la saisonnalité et les intentions des assiettes composées par une brigade qu’on voit s’agiter derrière les vitres depuis la véranda. Alexandre Lechêne est un homme discret, comme sa cuisine, mais c’est du solide. Belle maison.

Restaurant Villa Salone – bistrot l’Atelier, 6, rue Maréchal Joffre, 13300 Salon-de-Provence ; infos au 04 90 56 28 01. Bistrot, 34  et 40 €.
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