Carnet de cave

Un bandol blanc ? Oui, ça existe : le Salettes 2015 par exemple

Entre la plage de Saint-Cyr-les-Lecques et Bandol, deux villages se font face : la Cadière d’Azur et le Castellet. Sur les terres du premier, le vignoble du château Salettes s’étend d’un seul tenant sur 37 hectares. Les vignes sont étagées en restanques exposées en plein soleil… le cadre idéal pour le mourvèdre, roi sur cette terre. Depuis 1604, dix-huit générations d’une même famille, les Ricard de La Gaillardière, se sont succédé pour cultiver ce mélange d’argile, de calcaire et de roc concassé qui a fait des Salettes un terroir unique. A Bandol, le rouge est roi mais les blancs sont élégants, à l’instar de ce millésime issu d’un assemblage clairette (95%) et vermentino. Les raisins ont été ramassés à la main pour satisfaire aux exigences de la conversion en bio. Pour conserver tout son caractère et sa personnalité, le vin n’a pas été filtré et mis en bouteilles sur place.
Le millésime 2015 présente une robe vive à reflets verts brillant et un nez complexe qui se développe sur des arômes de fruits blancs (pêche de vigne) et d’agrumes (citron), relevés par des touches de fleurs blanches et minérales. L’attaque est franche avec un subtil équilibre entre gras et fraîcheur. L’ampleur en bouche mêle des arômes de fenouil et quelques notes fumées. En un mot, vous l’avez compris, ce vin s’accordera à merveille de quelques poissons locaux aux relents iodés, de coquillage raffinés comme des saint-jacques sauce crémée pour en souligner l’ampleur. Une volaille en cocotte, peu travaillée devrait également convenir.

Le château Salettes blanc 2015 est en vente à partir de 17€ chez tous les bons cavistes.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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