Vins rosés, vins d'été

Château des Demoiselles, le so girly rosé 2016 entre finesse et densité

château des DemoisellesDans l’arrière-pays varois, ce domaine fut un temps, l’une des villégiatures de la famille Grimaldi. Une parenthèse de quelque 300 hectares verdoyants et boisés au nom charmant et délicat. Lorsque Bernard Teillaud acquiert la propriété en 2005, il se réjouit d’un retour aux sources sur ces terres qui furent celles de sa famille qui les avait administrées entre 1956 et 1978. Anciennement domaine Saint-Michel d’Esclans, la bastide et son
vignoble sont rebaptisés château des Demoiselles. Un hommage du propriétaire à sa fille Aurélie Bertin qui insuffle féminité et modernité au domaine, mais aussi aux Demoiselles de Provence, filles du dernier comte de Provence et de Toulouse qui embrassèrent chacune des destins de reine.
Voilà 10 ans maintenant qu’Aurélie Bertin a pris la direction de deux entités familiales : le château des Demoiselles et le réputé château Sainte-Roseline (lire ici). Sportive ayant le sens du détail très aiguisé, Aurélie est la maman de trois fillettes ; elle se dépense sans compter pour affiner, améliorer, travailler la qualité de ses vins tout en leur conférant des personnalités et des caractères très différents. La cuvée château des Demoiselles en rosé 2016 est un assemblage de grenache dominant (70%), rolle (20%) et mourvèdre « issus des meilleures parcelles » assure l’œnologue maison. Très féminin, ce vin à la robe saumonée pâle évoquera les pétales de rose. Son nez dégage des arômes d’agrumes (pamplemousse rose) évoluant sur les fruits exotiques (litchis). La bouche fraîche se distingue par un bel équilibre entre finesse et densité avec une tension en finale qui invite à la prochaine gorgée. Servi entre 9 et 10°C, ce rosé de soif ouvrira les appétits à l’apéritif puis accompagnera les convives sur des plats méditerranéens comme la daurade simplement grillée au sel, les tomates à la provençale, l’anchoïade, la tourte aux épinards, les grillades au barbecue.
Château des Demoiselles, route de Callas, 83920 La Motte-en-Provence ; infos au 04 94 85 91 62. Le château des Demoiselles en rosé 2016, 11,95 € environ les 75 cl.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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