Vins rosés, vins d'été

Claire et Charlotte, les deux stars de la Madrague

la Madrague la MadragueS’il est un domaine familial, c’est bien celui de la Madrague où, depuis son rachat en 2007, son propriétaire, Jean-Marie Zodo, n’a eu de cesse de baptiser ses cuvées du nom de ses filles, Charlotte et Claire. Les années passant, c’est désormais au tour des petits-fils, Charles et César d’apparaître sur les étiquettes. Du domaine les pieds dans l’eau, on retiendra les embruns qui vaporisent une légère salinité sur les vignes, particulièrement flatteuse sur les blancs, compagnons fruités des poissons, coquillages et crustacés.
Idéalement située entre Cavalaire et Ramatuelle, la bien nommée Madrague reconduit ses cuvées Claire et Charlotte en 2016, deux rosés à la robe saumonée appétante. Voilà pour les points communs. Leur assemblage diffère, Claire affichant du grenache (65 %), mourvèdre (15 %), syrah (10%), cinsault et tibouren et Charlotte revendiquant du grenache (30 %), mourvèdre (40%), cinsault (20 %) et syrah. La cuvée Claire 2016 a obtenu une médaille d’or lors des dernières Vinalies internationales et l’argent au concours général agricole 2017, le jury appréciant un nez séduisant et complexe de pêches blanches et de fruits exotiques. L’attaque en bouche et soyeuse ; ce vin à la belle longueur sera servi à 8°C et conviendra parfaitement à la cuisine asiatique.
Charlotte aussi a décroché sa médaille, l’argent cette fois, aux Vinalies internationales de 2017. Son nez très fin laisse apparaître des notes de fruits rouges et exotiques. Souple, gras et rond, ce rosé persistant en bouche sera servi de l’apéritif au repas, la cuisine méditerranéenne et les grillades du barbecue le mettant au mieux en valeur.

La Madrague, bd Gigaro, 83420 La Croix Valmer. Infos au 04 94 49 04 54.
Cuvée Claire rosé 2016, 75 cl, 12,40 €. Cuvée Charlotte, rosé 2016, 75 cl, 11,10 €.

 

 

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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