Restaurants en Provence

Cornbread, junk food new yorkaise juste pour le fun

Heinz C’est une enclave new yorkaise dans le coeur battant de Marseille, un réduit comme on les trouve à Harlem avec ses quelques tables en formica, un ampli pour le son et de jolies citations graffées au mur qui racontent l’âme du patron. Ilias a ouvert le Cornbread voilà 9 mois. Il est revenu avec un peu d’Amérique dans sa valise qu’il a ouverte rue des Trois Mages. Sur une étagère, Ilias expose bien en vue le livre d’Action Bronson (Arian Asllani dans la vraie vie), un cuisinier de formation devenu rappeur puis retombé dans la junk food pour le plus grand bonheur des amateurs.

La carte raconte cette Amérique imperméable au discours healthy dominant, égrène tous ces grands canons de la cuisine sudiste qui, finalement au fil des décennies voire des siècles, est devenue l’oriflamme de la gastronomie US. Pas de hors-d’oeuvre, encore moins de mise en bouche, on tombe dans le vif du sujet avec 8 propositions, autant d’assiettes généreuses et opulentes qui suffiront à n’importe quel appétit normalement paramétré. Original chicken n’waffle (gaufre et pièce de poulet, blanc, aile ou cuisse au choix), waffle burger (filet de poulet nappé de cheddar entre deux gaufres), cornbread plate (pain de maïs et pièce de poulet au choix) ou biscuit plate (biscuit américain et pièce de poulet au choix).
Le top consiste à demander le waffle burger accompagné de coleslaw et pommes de terre frites ; pour faire « couleur locale » on accompagne l’assiette de pain de maïs, une sorte de cake très beurré sur lequel on tartine du beurre au miel. Le Mac n’cheese plate (des macaroni aux cinq fromages et une pièce de poulet) fait partie des must de l’endroit. Les viandes ont été marinées dans des préparations secrètes, les sauces Heinz (creamy black pepper ranch et la firecracker sauce fumée et très pimentée) recouvrent le tout… On a parlé de junk food non ?

Alors faut-il y aller ?
Oui parce que le layer cake au chocolat est parfait ; il s’agit d’un gâteau monté par alternance de strates de génoise et de crème au beurre, nappé d’un glaçage chocolait du meilleur effet. Servi sur la tranche, comme là-bas, il est imbibé de sirop de sucre et se partage. Le manger seul prouverait que vous avez perdu tout sens commun. Oui parce qu’Ilias est super gentil, son service est irréprochable et son souci de nous voir heureux est sincère. C’est un mec bien qui parle food, il est curieux de toutes les formes d’alimentation actuelles et sourit en permanence. Oui parce que manger ici vous classe irrémédiablement dans la catégorie des gens curieux, non vous n’appartenez pas à ce troupeau bêlant qui va dans tel ou tel restaurant parce qu’on lui a dit que « ça faisait bien » mais plutôt parce que vous êtes un gourmet qui, pour parler au mieux de sa passion veut en connaître les moindres recoins. Alors oui, on va chez Cornbread qui nous rappelle aussi de quoi est faite notre époque.

32, rue des Trois Mages, Marseille 6e ; 04 65 57 12 56. Carte : 12-16 €.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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