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Croqueurs de Chocolat : Frédéric Hawecker et Châteaurenard à l'honneur

hawecker cigales
La Cigale verte a enthousiasmé le Club des Croqueurs de Chocolat : il s’agit d’un praliné amande-noisette, fenouil et enrobage noir Venezuela 70%.

Les membres du Club des Croqueurs de Chocolat se sont réunis il y a peu, à Paris, à l’hôtel Royal Monceau, pour fêter la sortie de leur guide et les 12 lauréats de l’année 2015. Ces Awards ont été choisis par les 18 membres du panel, et récompensés pour une raison particulière : leur spécificité, leur originalité ou leur devenir. Au cours de cette séance, ces chocolatiers primés ont fait découvrir aux membres du jury quelques unes de leurs spécialités. Le seul représentant de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ce soir-là était Frédéric Hawecker de la chocolaterie éponyme à Châteaurenard. Il a été primé d’une tablette d’or et d’un coup de coeur du Club des Croqueurs de Chocolat.

Vainqueur unique du concours Meilleur Ouvrier de France spécialité chocolaterie en 2011, Hawecker est installé à Châteaurenard depuis 2002 avec son frère. Pour 2015, le CCC lui a décerné un « Award du décor ». Selon le Club des Croqueurs de Chocolat « estimant que tous les chocolats français se ressemblent, Frédéric Hawecker s’est démarqué et a joué la carte de l’originalité personnelle. Il a  créé « Balade en Provence », une gamme de 11 bonbons de chocolat avec pour décors, des cigales aux couleurs différentes. Ces insectes colorés en accord avec les saveurs des chocolats, décorent les bonbons dont les saveurs sont travaillées à la perfection ». « Je me doutais que le décor pourrait plaire, mais j’ai été surpris de recevoir un Award », a tout simplement déclaré l’artisan de Châteaurenard.

Frédérick Hawecker est un ancien élève du lycée hôtelier de Marseille-Bonneveine ; il a été Compagnon du Devoir pendant 7 ans, est titulaire d’un prix artistique au sein du Grand Prix international du Chocolat (2002) et Meilleur Ouvrier de France.

Hawecker, 6, cours Carnot, 13160 Châteaurenard ; infos au 04 90 94 04 16
Remerciements, photos Cote magazine 

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.