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Le duo Bonneaud-Diaz “comprend pourquoi” Michelin ne leur a pas “donné l’étoile”

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Un rendez-vous manqué ? Pour Julien Diaz, “le restaurant a ouvert trop tard”…

Leur restaurant a ouvert il y a moins de 3 mois et, déjà, tout Marseille bruissait de la rumeur : “Ils auront l’étoile, c’est sûr”… Sauf qu’à l’annonce du palmarès Michelin 2017, le duo Bonneaud-Diaz, aux commandes du restaurant Saisons, est resté à quai. Ce n’était pas une surprise car tous les chefs avaient été prévenus en amont pour participer à la sortie du guide ce jeudi 9 à Paris. Mais la déception de la clientèle et des amis demeure…

“C’est logique, nous avons ouvert trop tard, concède Guillaume Bonneaud. L’inspecteur est venu 15 jours seulement après l’ouverture, la salle était encore trop bruyante, nous n’avions pas installé les isolants phoniques. Dans ces conditions, il était dur d’espérer quelque chose”. C’est la voix claire et avec un ton assuré que le duo analyse la situation : “Julien avait l’étoile en Corse, à Lumio mais c’est autre chose que de la décrocher à nouveau. Bien sûr, on se réjouirait d’avoir un macaron car c’est une sacrée garantie pour le cahier de réservations mais tout vient à point. Il faut attendre son heure”. Derrière le comptoir, en cuisine, à l’heure où les premiers clients poussent la porte, Guillaume Bonneaud répète : “Franchement, nous n’espérions pas la mériter. L’étoile, c’est une nouvelle clientèle avec des exigences particulières. L’année prochaine, peut-être”.

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Notez-le

Christian Qui “meilleure table de l’année” selon le Fooding classement 2021 A l’heure où la restauration française vit les heures les plus noires de son histoire, le guide Fooding, lui, continue à vivre comme si tout allait bien. Le guide, qui vient d’être intégralement racheté par le guide Michelin, a révélé ce lundi 16 novembre son palmarès de l’année 2021. Une approche d’autant plus cynique que la quasi totalité des guides français a décidé de ne pas établir de classement tant la période est dramatique pour la profession.

Meilleur bar d’auteur : Bambino (Paris)
Meilleur bistrot : Café Les Deux Gares (Paris)
Meilleur sandwich : Penny Lane (Paris)
Meilleur chef résistant : Antonin Bonnet chez la Boucherie Grégoire (Paris)
Meilleur cuisinier : Daniel Morgan chez Robert (Paris)
Meilleure table : Christian Qui (Marseille)
Meilleure table : Bistrot Bao (Groix)
Fooding d’Amour : Comète (Saint-Lunaire)
Fooding d’Amour : Rita, la Vierge à la Mer (Saint-Jean-de-Luz)
Meilleure chambre de style : château de la Haute Borde (Rilly-sur-Loire).