Marseille

► Les réservations pour dîner sur l’île Degaby sont ouvertes. De mai à octobre, l’île Degaby accueille un restaurant et un bar éphémères, une première dans l’histoire séculaire de ce fortin construit pour une vedette de music-hall au début du XXe siècle. Le restaurant proposera tout l’été  une cuisine tournée vers la Méditerranée, faisant la part belle à la saison, aux producteurs et artisans de la région. Des plats signatures pourront être partagés accompagnés d’une carte de vins sélectionnés avec soin. La réservation est indispensable afin d’assurer le transport en bateau. La carte proposera 3 entrées, 3 plats et 3 desserts, ainsi que des plats signature pensés comme des pièces à partager.C’est Sébastien Dugast qui assurera la partition comestible.

Originaire de Nantes et après avoir bossé dans des restaurants étoilés, il fut un temps le chef de la SMA Stéréolux à Nantes où il a pu associer ses deux passions, la cuisine et la musique. Après avoir roulé sa bosse en Auqstralie et aux USA, il s’installe à Marseille en 2012 au côté de Gérald Passédat au Môle, au cœur du Mucem. Attaché aux techniques de la cuisine traditionnelle française, Sébastien Dugast cherche la simplicité dans le travail du produit rigoureusement choisi. La maîtrise des cuissons et des jus sont fondamentaux pour lui. En 2021, Sébastien Dugast co-crée Mensa avec Romain Nicoli. Ils accompagnent l’île Degaby depuis 2023 pour la création de son bar et de son restaurant.
• Pour réserver vos soirées, c’est ici.

► Ouverture de la citadelle le 4 mai Après avoir ouvert temporairement l’été dernier (elle était fermée au public depuis plus de 350 ans !), la citadelle autrement connue sous les noms de Fort Saint-Nicolas ou Fort d’Entrecasteaux, ouvre ses portes au grand public, et cette fois de façon pérenne. Cet été, de nombreux évènements attendront les visiteur : visites théâtralisées, concerts, escape games, accès aux jardins, le tout avec bar et  un restaurant qui seront dorénavant ouverts toute l’année.

Camille Gandolfo wanted. Mais où est passée Camille Gandolfo ? Depuis son départ du restaurant de l’hôtel des Bords de Mer, Camille Gandolfo ne répond à aucune sollicitation. Nul ne sait où elle est, ni ce qu’elle fait. Alors, pour calmer ceux qui s’inquiètent, sachez que Camille Gandolfo prendra la direction des cuisines de « la Marine des Goudes » rachetée par Paul Langlère (Sépia) et ses associés du Cécile, le sandwich club du quartier de Malmousque. Ouverture prévue début juin mais n’en parlez à personne, c’est confidentiel.

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Carnet de cave

Le best-of des vins nature du grand Sud, la Remise, se réunit fin mars à Arles

Les 25 et 26 mars 2018 aura lieu la 15e édition de La Remise au palais des congrès d’Arles. La Remise ? Un salon de vins « plutôt nature » selon ses organisateurs qui réunira cette année 75 vignerons de tout le Sud de la France, de l’Auvergne aux Côtes-du-Rhône en passant par le Roussillon, mais aussi d’Espagne et d’Italie. Bien que très pointue, la cible n’en proposera pas moins un vaste choix de vins de terroir issus de vinifications très différentes.

La Remise

S’il fallait deux mots pour résumer ce rendez-vous, ce seraient : nature et diversité. Les vins qui seront présentés deux jours durant sont « divers » en terme de cépages, de type de vins, de vinification et de potentiel de garde. « Ceci est dû à la plus grande maturité qu’est en train d’atteindre le courant des vins natures et à la diversité géographique des vignerons présents. Si parfois le vin nature a été assimilé à du vin très léger obtenu par macération carbonique et vendu sous le label Vin de France ce n’est plus uniquement le cas, détaille Aurélie Garreta, vigneronne du domaine Les Maoù à Gordes. Nombre de vignerons présents à La Remise produisent des vins natures issus de vinifications traditionnelles, de macérations longues, en amphore, d’élevage en amphore, en bois, de macération de cépages blancs (les vins oranges), de vins pétillants blanc, rouge, rosé, en méthode ancestrale, en méthode traditionnelle, etc ». Et Aurélie Garreta d’assurer que « certains travaillent même pour rentrer dans les AOP ou faire bouger un peu, les règles imposées par ces dernières ».

L’origine, les valeurs
La Remise est né en 2004 de l’enthousiasme d’une dizaine de vignerons du Roussillon, du Gard et d’Ardèche qui décident d’organiser un salon pour présenter leurs « vins natures ». Avec le soutien de cavistes et restaurateurs de Paris, de Rennes et du Gard ce premier salon se tient à Nîmes, dans la remise d’un des leurs, d’où le nom de baptême. Le salon a dans un premier temps grossi au gré des conversions et des installations de nouveaux vignerons natures. Les régions représentées sont celles de la moitié Sud de la France : l’Ardèche, le Languedoc, le Massif Central, la Provence, le Roussillon et la Vallée du Rhône. Les vignerons d’Espagne et d’Italie rejoignent le mouvement en 2009. Le salon est intégralement géré par une équipe de huit vignerons, qui composent le bureau. Ce bureau change régulièrement ; tous les vignerons participant à La Remise sont sollicités pour prendre leur tour dans l’organisation. Une équipe d’une dizaine de bénévoles vient prêter main forte à chaque salon. Ces bénévoles sont des passionnés de vins nature qui reviennent d’édition en édition. Ils sont eux aussi l’âme du salon, certains sont même devenus vignerons ou vinificateurs. « Depuis sa création La Remise souhaite soutenir les jeunes installés et pour cela chaque année 10 jeunes sont hébergés sur le tonneau d’un vigneron faisant déjà partie du salon, complète Aurélie Garreta. Ainsi ils sont soutenus et en quelque sorte présentés aux professionnels par le vigneron qui les accueille ».

A Arles au palais des Congrès, les 25 et 26 mars 2018 de 10h30 à 19h. Entrée : 10 € dimanche / 5 € lundi. L’entrée est réservée aux pros, pas de vente directe au public. Le casse-croûte du midi est offert par les vignerons qui amènent des spécialités de chez eux. Le dimanche soir un repas est organisé avec les vignerons. Cette année c’est Harry Lester (le Saint-Eutrope à Clermont-Ferrand) qui régalera le public (30 €, sur réservation).

Les vins nature pour les nuls

Le vin nature n’a pas encore de label mais l’association des vins naturels (AVN, www.lesvinsnaturels.org) les définit comme issus de raisins bio ou biodynamiques, vendangés manuellement, seules les levures indigènes mènent la fermentation, interdiction des techniques physiques brutales et traumatisantes (osmose inverse, filtration tangentielle, flash pasteurisation, etc.), sans ajout de sulfites ni d’aucun intrant. Les vignerons qui s’imposent ces contraintes maîtrisent toutes les étapes de leur production et travaillent sur des petites surfaces (souvent inférieures à la dizaine d’hectares) auxquelles ils peuvent apporter plus de soins en pratiquant une agriculture à taille humaine. Au-delà de leur engagement qualitatif et environnemental ces paysans sont plus autonomes, plus solidaires et dynamisent le développement local.

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