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La Soifferie, le bar « tranquille » devenu hot spot du cours Ju’

la Soifferie
Julien le barman, Loïc, Antoine et César

La Soifferie vient de fêter sa première année. Défi relevé pour l’équipe de la Brasserie communale à l’origine de cette ouverture, le 18 juin 2021, et pour Julien, le barman, qui officie derrière le comptoir depuis la première heure. « Titulaire d’un master 2 en analyse de projet et développement durable à Rennes, je suis parti à Serre-Chevalier pour faire une saison et là, j’ai adoré tout cet univers de la restauration, raconte Julien qui a opéré un changement radical de vie. J’adore cette ambiance, on voit du monde en permanence », poursuit le barman qui a appris le métier « sur le tas ».

La cave de la Soifferie réunit « des alcools de qualité sélectionnés par l’équipe de la Brasserie communale, confie le souriant César. On a réuni des spiritueux, des bières artisanales (Sulauze, Grihete à Nyons), du cidre, des vins bio, les gin et pastis de la Plaine et le fameux rhum Manikou ».  « Dans un souci d’authenticité, je prépare mes propres rhums arrangés, certains sirops (lavande, citron, gingembre) et les fruits déshydratés pour le décor des verres », poursuit Julien, shaker en main. La carte propose une dizaine de suggestions, pas de créations mais des classiques, retravaillés et affichés à 6-8 €. « A l’ouverture, on pensait faire un bar de quartier tranquille et ce sont les habitués qui, en faisant venir leurs potes, ont fait grandir la terrasse, entraînant un accroissement de l’offre et l’apparition des cocktails », se remémore Loïc. Désormais, la Soifferie est devenue une adresse cool pour discuter, réunissant des 20-35 ans et des quadras en quête de calme.

Et un troisième plan ?
« L’offre grignotage évolue elle aussi, complète César. Comme on n’a pas la possibilité de servir du chaud, on a demandé à Neil, de  la Brasserie, de préparer des petites choses comme le fameux homos. Et si un client veut venir avec son sandwich ou sa pizza, on laisse manger sur place ». Et demain ? Avec la Soifferie et la Brasserie communale l’équipe a-t-elle un troisième projet en vue ? « Pourquoi pas une troisième adresse dans un quartier où il n’y a pas grand chose ? interroge Antoine. Ce serait bien d’ouvrir un resto où on ne viendrait que pour ça »… Ce serait bien oui.

La Soifferie, 8, place Paul-Cézanne, Marseille 6e arr. ; infos au 06 67 56 66 68. Fermé dimanche et lundi.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.