Carnet de cave

Les Côtes-du-Rhône ça rime aussi avec vigneronnes !

vigneronnes des cotes du rhone

Cécile Dussere
C’est Monique qui, il y a quelques années, a donné les clés de Montvac à sa fille Cécile. Cette même famille administre le domaine depuis sa fondation, en 1860. Sur un sol tourmenté où alternent galets roulés mêlés à de l’argile rouge, avec les collines aux pointes acérées des dentelles de Montmirail à l’horizon, les 23 ha de la propriété sont majoritairement plantés de syrah et mourvèdre. Cécile, ancienne danseuse au petit opéra d’Avignon, trouve dans la viticulture les mêmes centres d’intérêt : « La rigueur du travail, la précision du geste, le bonheur de la performance ». Lorsque Cécile Dusserre est revenue sur les terres familiales en 1992, son papa, ingénieur et œnologue, a pris en charge sa formation. En 1987, c’est la rencontre avec celui qui deviendra son mari : Philippe Cartoux. Passionné de viticulture, il conduit lui aussi son vignoble, le domaine des Espiers en AOC gigondas. « Nous avons tous les deux notre propre vignoble et tous les deux sont certifiés bio » affirment-ils.
AOC vacqueyras, 84190 Vacqueyras ; infos au 04 90 65 85 51

Elodie Balme
En cet automne 2016, Elodie s’apprête à vivre son 16e millésime. A la différence de son grand-père Maurice Charavin, Elodie a rompu avec le système coopératif de ses aïeux : « Je voulais faire mon vin », assène la jeune femme de 33 ans. Mais avant de faire évoluer le domaine, Elodie a suivi un double cursus scolaire : un BTS de viticulture-oenologie et un DUT en technique de commercialisation. Moitié à l’école, moitié dans les caves des domaines qui l’ont formée, Elodie a appris le métier au domaine Beau Mistral, à Rasteau, et chez Richaud, à Cairanne : « J’ai commencé chez lui à 20 ans. J’ai adopté la philosophie et l’esprit de ses vins. Le vinificateur intervient au minimum. La règle, c’est la nature qui l’impose ». Dans son chai équipé de cuves béton, la vigneronne vinifie en conservant le maximum de caractère fruité à ses vins : pas d’extraction trop poussée et peu de pigeages pour obtenir des tanins souples et de la délicatesse. Là encore, par goût pour la structure… et le velouté.
736, chemin du Plan, 84110 Rasteau ; infos au 04 90 28 81 70

Claire Clavel
Descendante d’une dynastie de vignerons depuis le milieu du XVIIe siècle, Claire Clavel perpétue les gestes et la tradition familiale. Epaulée par son père Denis et s’appuyant sur le savoir-faire d’une équipe de passionnés, la jeune femme conduit les 80 hectares de son domaine situé sur des coteaux bien exposés au sud. « Je veux faire des vins toujours plus vrais, qui expriment bien leur terroir. J’aime les faire découvrir et les partager. C’est ça le vin, le partage, la convivialité, la gastronomie… » dit Claire Clavel. Engagé dans une viticulture raisonnée (label Terra Vitis), le domaine Clavel travaille ses vignes dans le souci du maintien de la diversité biologique de l’écosystème viticole, « c’est un enjeu quotidien », confesse la vigneronne. Depuis son arrivée sur le domaine, Claire a développé la vente en bouteilles, diversifié les réseaux de distribution, fait évoluer la gamme et la structure. Un nouvel univers visuel a vu le jour avec des lunes et des étoiles. Syrius, Regulus et Cordelia n’ont pas fini de briller…
rue du Pigeonnier, 30200 Saint-Gervais ; infos au 04 66 82 78 90

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.