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L'incroyable succès des soirées Mix en Bouche

mix en bouche photoC’est à chaque fois la même chose : une annonce sur internet crée le buzz, on se refile la prochaine date et 300, 400, 500 personnes affluent le jour dit. Les soirées Mix en Bouche ont été inventées par un Marseillais qui aimait la fête et se revendiquait en même temps épicurien : “J’aime manger et sortir, avoue Benoît Chevalier. Avant, lorsque j’allais bringuer, il fallait se contenter d’une bière tiède si ce n’est chaude et d’infects paninis comme si on ne pouvait pas offrir tout à la fois du bon son et un bon vin servi à la bonne température”. Le concept répondait à un besoin et la première soirée Mix en Bouche a été lancée le 28 février 2008. “Initialement, j’avais proposé à Stéphane Lamani d’organiser une soirée pour faire connaître son restaurant Axis. Il s’agissait de servir à une clientèle de fêtards, des petits plats à mi-chemin entre le canapé et une tapas. Un DJ, des bons vins et le tour était joué mais le chef a refusé”, se remémore Chevalier. Alors le concept a été présenté à un restaurant du Vieux Port, “Au bout du Quai” qui a immédiatement flairé la pertinence de l’idée pour faire exploser sa notoriété.

Carnet à petits carreauxTitulaire d’une maîtrise de philosophie et attaché commercial dans la répartition pharmaceutique, Benoît Chevalier s’ennuyait ferme dans sa vie professionnelle. L’occasion de créer sa propre société était trop belle pour la laisser passer : “Nous avons déposé la locution Mix en Bouche pour la protéger et je me suis lancé dans cette organisation”. Le succès a été immédiat, dépassant rapidement les frontières marseillaises pour atteindre Paris, Lyon, Bordeaux… Et toujours dans de hauts-lieux de la nuit, des sites emblématiques à l’instar du parc du château Borély à Marseille où sera organisée la prochaine soirée du 4 juillet (lire ci-contre).affiche mix en bouche “Je voulais faire sortir les chefs des cuisines, les faire participer à la fête” ajoute Chevalier. Et la fête, ça leur plaît puisque tous ou presque y ont participé : de Christophe Dufau (les Bacchanales à Vence) et Yves Camdeborde (Relais Saint-Germain à Paris) à Armand Arnal (la Chassagnette à Arles), Abdel Alaoui (le Bar à Burgers à Paris) en passant par Lionel Lévy (Intercontinental à Marseille) et Michel Portos (le Malthazar à Marseille). Année après année, le concept s’affine, les grands noms se succèdent aux fourneaux comme aux platines et le succès est total : on parle encore de cette nuit où plus de 1000 personnes étaient venues à la Friche Belle-de-Mai pour communier avec les meilleurs chefs et les meilleurs dj’s. “Bien que marque déposée, Mix en Bouche est entré dans le vocabulaire courant, remarque Benoît Chevalier, et ça, ça me fait très plaisir”.

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Christian Qui “meilleure table de l’année” selon le Fooding classement 2021 A l’heure où la restauration française vit les heures les plus noires de son histoire, le guide Fooding, lui, continue à vivre comme si tout allait bien. Le guide, qui vient d’être intégralement racheté par le guide Michelin, a révélé ce lundi 16 novembre son palmarès de l’année 2021. Une approche d’autant plus cynique que la quasi totalité des guides français a décidé de ne pas établir de classement tant la période est dramatique pour la profession.

Meilleur bar d’auteur : Bambino (Paris)
Meilleur bistrot : Café Les Deux Gares (Paris)
Meilleur sandwich : Penny Lane (Paris)
Meilleur chef résistant : Antonin Bonnet chez la Boucherie Grégoire (Paris)
Meilleur cuisinier : Daniel Morgan chez Robert (Paris)
Meilleure table : Christian Qui (Marseille)
Meilleure table : Bistrot Bao (Groix)
Fooding d’Amour : Comète (Saint-Lunaire)
Fooding d’Amour : Rita, la Vierge à la Mer (Saint-Jean-de-Luz)
Meilleure chambre de style : château de la Haute Borde (Rilly-sur-Loire).