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Mathis Dho, le marseillais meilleur apprenti de France, fêtera Noël à Baumanière

mathis dho
Entre autres passions, Mathis adore la pêche

Son jeune parcours se raconte comme un conte de Noël. Le 5 décembre dernier, Mathis Dho a participé à la finale du concours du meilleur apprenti de France organisé par l’association des Maîtres cuisiniers de France. Le jeune marseillais, natif du quartier de Saint-Joseph, a remporté le titre et a reçu son prix des mains de Georges Blanc et Christian Têtedoie. L’épreuve, de son propre aveu, s’est avérée « très technique et traditionnelle » ; il fallait réaliser en 4h30 de temps, une chartreuse au tourteau, une volaille de Bresse en déclinaison et sauce foie gras et, en guise de dessert, une crêpe vonassienne. « Le plus dur a été de respecter le timing imposé », confesse Mathis.

« Baumanière, c’est un régal, je m’épanouis là-bas et franchement, y’a tout »

Mathis Dho, apprenti à l’Oustau de Baumanière aux Baux-de-Provence

Depuis quelques semaines, le marseillais fait aussi la fierté du lycée hôtelier de Bonneveine qu’il a intégré à 16 ans. Bac pro en poche deux ans plus tard, Mathis Dho a entamé un cursus BTS management hôtellerie-restauration en alternance à l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence. « Je suis allé à Baumanière en stage de bac pro et ça s’est très bien passé, raconte-t-il. En fin de stage, je leur ai expliqué quel parcours je voulais suivre et il m’ont repris en août dernier… Mais en qualité d’apprenti, cette fois ».

« Profitez, mangez bien, c’est important de bien manger… Je travaillerai pour le 25, eh bien je ferai Noël le 28 »

Mathis Dho
Le jour de la remise du diplôme et de son chèque

La vie dans les cuisines, conduites par Glenn Viel, s’apparente à une extraordinaire expérience : – Pour apprendre, y’a pas mieux, tout le monde prend du temps pour m’expliquer et me former, chacun y va de ses remarques et ça me fait avancer », se réjouit Mathis, féru de pêche à la ligne et au harpon. « Plus tard, j’aimerais avoir mon propre restaurant pour travailler le poisson et les beaux produits », confirme ce petit-fils de boucher-charcutier qui a choisi de suivre les traces de son papa, lui même cuisinier.

Pour l’heure, l’apprenti Dho se « focalise » sur son diplôme et célèbre « les choses de la vie, les amis, la famille, sortir et l’apéro… le partage en somme ». Il travaillera comme les autres à Baumanière pour les fêtes, où il loge dans une petite chambre : – Quand j’y vais, c’est pour 5 jours avec le mercredi et jeudi de repos plus une demi journée. C’est cool, quand on est au boulot, on ne regarde pas le travail, on le fait, mais c’est une entreprise éthique, ils sont réglos et ils nous respectent, lance-t-il évoquant Jean-André Charial et son épouse Geneviève. Mine de rien, ça devient comme une seconde famille, on se voit tous les jours ! »
Doté d’un étonnant bon sens et d’une maturité rare à cet âge, le Meilleur apprenti de France de Baumanière célébrera Noël loin des siens mais dans une autre famille, professionnelle cette fois. L’oiseau a pris son envol.

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Marseille

Farinette c’est fini. Quatorze mois plus tard, la boulangerie de Manon et Etienne Geney tire le rideau. « Nous avons vécu une année compliquée et la hausse globale des coûts, énergie et matières confondues, a fragilisé notre modèle économique, explique Etienne Geney. Nous n’avons pas voulu fragiliser la Maison Geney voisine et on a pensé qu’il valait mieux tout arrêter ». En dépit de cette annonce, l’équipe vient de terminer une série de tournages pour la « Meilleure boulangerie de France » (M6) et le couple Geney enfonce le clou : – On y a mis tout notre cœur, on n’a proposé que du bon pain, on a fait de gros progrès et on ne retire que du bien de cette expérience ». Toujours propriétaires du nom Farinette qu’ils ont déposé, les Geney attendent que « le temps passe » et promet : « On reviendra mais on ne sait pas quand ». Fermeture le 4 février 2023.

Marrou à Saint-Barnabé. Porté par le succès de ses implantations au Prado, à Castellane et à l’opéra, Marrou ouvre un espace traiteur-pâtisserie à l’entrée de la galerie Saint-Barnabé Village (95, rue Montaigne, 12e). Il sera possible de déjeuner sur place et de profiter du salon de thé à toute heure de la journée. Une terrasse et des places en salle sont annoncées. Les Marseillais de boboboom (présents déjà à Paris, les Emirats, Londres, la Savoie , Rio et New York) signeront la déco et le style de l’enseigne.

 

Ramatuelle

Raclette à Pampelonne. Fondée par la famille Manificat dans les années 70, L’Orangerie compte parmi les historiques de la plage de Pampelonne. Ce restaurant de plage est l’un des seuls de la baie à accueillir ses clients toute l’année, 7 jours sur 7. Pour cet hiver, le chef Daniele Negrini a eu l’idée de proposer une raclette… original face à la mer ! Côté tarif, ça reste raisonnable : 35 € par personne, pour deux convives minimum.
L’Orangerie,
962, chemin des Tamaris, 83350 Ramatuelle ; infos au 04 94 79 84 74.

 

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