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Saltimbocca de veau & frites de polenta au pur brebis des Pyrénées

Préparation : 30 min / Cuisson : 30 min / Réfrigération : 30 min

SALTIMBOCCA DE VEAU FRITES POLENTAVotre marché pour 4 personnes : 150g de fromage pur brebis des Pyrénées ; 4 tranches de veau ; 4 tranches fines de bacon ; 250g de polenta ; un demi litre de lait ; 1 cube de bouillon de volaille ; 100g de parmesan râpé ; 40cl de crème fleurette ; 1 cuil. à café de thym en poudre ; sel, poivre et basilic.

On y va : faire bouillir le lait avec le bouillon de volaille et le thym. Hors du feu, le verser sur la polenta, puis remuez avec un fouet. Ajouter le parmesan et la crème fleurette. Rectifiez l’assaisonnement en ajoutant sel et poivre si nécessaire. Mélanger et verser la préparation dans un plat à four rectangulaire sur une épaisseur de 3 cm. Laissez bien refroidir pendant au moins 30 min au frais. Détaillez la polenta en frites de 1,5 cm de largeur et 6 cm de long, en les séparant. Déposer sur les frites de polenta, des lamelles de fromage de pur brebis des Pyrénées. Faire dorer au four pendant 5 min à 200°C. Aplatir les tranches de veau pour qu’elles aient 1 cm d’épaisseur. Découper 8 médaillons de veau très fins. Déposer sur un médaillon une tranche de fromage de brebis, et une feuille de basilic, et une tranche de bacon, puis recouvrir d’un autre médaillon et piquer le tout avec un cure-dent en bois. Répétez 4 fois l’opération. Faites revenir à la poêle avec une goutte d’huile. Dans une assiette disposer les frites de polenta et un saltimbocca avec une feuille de basilic.

© Photo : JCAmiel – Stylisme : GPoidevin

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.