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Où mangent les touristes durant leur séjour à Marseille ?

Marseille chaque année, accueille environ cinq millions de touristes dont 56% d’étrangers : « Des Anglais, Espagnols, Italiens, Allemands et Américains… énumère Silvie Allemand au nom de l’office de tourisme et des congrès de la ville de Marseille. Depuis Marseille Capitale européenne de la culture en 2013, les vente du city pass ont fortement augmenté prouvant bien que nos visiteurs sont consommateurs de prestations touristiques et culturelles », poursuit-elle.

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Les visiteurs raffolent du marché aux poissons sur le Vieux-Port et le photographient à tire-larigot.

La mer et le soleil du Sud, voici les arguments massue pour « vendre » la destination Marseille en été. Mais si la cité phocéenne a de quoi séduire les voyageurs en matière de sport, d’art et de culture, elle joue également désormais la carte de la gastronomie : « L’office publie un guide des 120 meilleurs restaurants qui a pour vocation de montrer que, de la simple pizzéria, à la table gastronomique, chacun trouvera son bonheur gourmand à Marseille, explique Silvie Allemand. Ce guide tord le cou aux idées reçues selon lesquelles on mangerait mal à Marseille. Il est aussi un élément de motivation pour inciter la profession à toujours s’améliorer ». L’office propose aussi de suivre un cours de bouillabaisse et une kyrielle d’adresses sur son site web qui témoignent de cette nouvelle vigueur.

Trois grandes familles de touristes
Sous l’ombrière du Vieux-Port, les touristes se divisent en trois grandes familles. David et Estelle cherchent la perle rare : une bonne table à tout petit budget. « Nous sommes arrivés hier soir après une très longue route, alors on ne s’est pas pris la tête et nous avons mangé dans une petite pizzeria vers le parc Borély, affirme le couple de quadragénaires venus du Puy-du-Fou en Vendée, et qui font escale à Marseille deux jours durant. Aujourd’hui nous ne savons pas encore où nous allons manger. C’est en se promenant dans les petites rues et en regardant les cartes que nous nous déciderons, mais on cherche quelque chose entre 20 et 25 € ». Un petit restaurant sur le Vieux-Port ou aux Goudes, pour cette catégorie de vacanciers, la pause déjeuner ou dîner reste avant tout un moment de détente et de plaisir. Pour eux il s’agira donc de profiter de cartes tournant entre 20 et 30 € afin de déguster quelques bons poissons et plateaux de fruits de mer. Mais y en a-t-il à ces prix-là ?

« Bouillabaisse ou pizza, ils ne pensent qu’à ça »

Derrière les comptoirs de l’office de tourisme, sur la Canebière, les agents d’accueil sont unanimes : « Les touristes demandent de bonnes adresses pour manger, et notamment une bonne bouillabaisse. Ils nous questionnent sur les bonnes pizzérias car malgré tout, la pizza est devenue une spécialité de la ville ». La plupart sont effectivement venus avec une idée en tête : manger « une bonne bouillabaisse » quitte à y mettre le prix pour savourer le plat mythique et typique de la ville. Christian et Carole, un couple de Québécois, sont venus rendre visite pour trois jours à leur fille en compagnie de leurs meilleurs amis, François et Marie : « Les adresses où nous allons nous rendre, c’est notre fille qui va nous les conseiller. La seule chose que nous avons réclamée, c’est de manger la bouillabaisse de Marseille ! Elle nous a parlé de Chez Fonfon et Chez Michel, nous avons hâte d’y faire un tour » disent-ils tout sourire.

Ultime famille et non des moindres : « les utiles-rapides ». Que ce soient les jeunes venus entre potes ou les familles tenues par un budget serré, le sandwich au déjeuner demeure la meilleure option. C’est le cas de la famille belge d’Éric et Nathalie qui ont emmené pour la deuxième fois en 5 ans leurs trois enfants visiter Marseille. « La plupart de nos provisions nous les avons amenées de chez nous. Si on mange en ville, ce sera dans un petit snack pas trop cher ou un fast food ». Pour ces familles et ces amis, les dépenses porteront sur des activités sportives ou culturelles comme c’est le cas pour Raphäel, un Lyonnais qui est venu profiter des calanques pendant quatre jours avec ses amis d’enfance : « Si nous sommes venus c’est pour profiter de la Méditerranée. Kayak, plongée, baignade… Après on se fera peut être une sortie restaurant la veille de notre départ, mais pour le moment c’est taboulé et jambon-beurre ».

A.G. et P.P.

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.