Vins rosés, vins d'été

Tour de Campanets, la bonne surprise rosée de Natacha

Cuvée Bois des Fées Rosé 2015Elle aurait pu être juriste, elle a préféré la viticulture. C’est en 2012 qu’Emmanuelle Baude a définitivement pris le virage de la viticulture, oubliant codes et lois, successions et actes notariés, au profit d’une passion grandissante. La famille s’installe au domaine en plein été et Emmanuelle s’investit à fond pour réhabiliter le vignoble et relever le défi de relancer la production d’un vin d’un domaine au potentiel prometteur… Convaincue des mérites de l’agriculture biologique, Emmanuelle l’assure : « Le progrès aujourd’hui, c’est le respect du sol ». Sur un sentier qui traverse la forêt en plein domaine, un petit panneau indique « le Bois des fées » ; c’est aussi le nom de cette cuvée en rosé composée de syrah et cabernet-sauvignon à parts égales (40 %) et de grenache. A 250 mètres d’altitude, au Puy-Sainte-Réparade, les nuits sont fraîches même en été. Le moment idéal pour vendanger à la main des grains à pleine maturité. Le millésime 2015 est très fruité et d’une agréable acidité. Son nez expressif évoque les fleurs blanches des arbres fruitiers. La bouche est ronde, harmonieuse et reflète bien l’équilibre de ce rosé à la robe claire qu’on mariera sans crainte à des gambas ou crevettes. Les arômes de fruits rouges viendront résonner sur une salade de fraises au sucre mais, comme bon nombre de rosés provençaux, cette bouteille servie à 10-11°C fera merveille sur des sushis voire des mezzés.

Cuvée Bois des Fées, rosé 2015 : 9,90 € la bouteille départ cave. Domaine Tour des Campanets,
3243, route de Rognes, 13610 Le Puy-Sainte-Réparade ; infos aux 04 42 61 86 91 et 06 89 28 58 01.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.