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Xavier Rey, les savoureuses adresses du « Monsieur Musées » de la ville de Marseille

Xavier Rey

Les amateurs de gastronomie intelligente iront visiter du 15 juin au 29 septembre « On n’a rien inventé », une expo initiée par le musée départemental de l’Arles antique et le musée d’Histoire de Marseille. Le propos ? « Mettre en valeur les producteurs et produits gastronomiques provençaux en les ancrant dans l’Antiquité ». A suivre !
Il est l’un des visages les plus importants de la culture à Marseille et l’un des plus discrets aussi. Transfuge du musée d’Orsay, à Paris, dont il était le directeur des collections, Xavier Rey a 38 ans ; il a pris la direction des musées municipaux en février 2017 avec pour mission de « coordonner l’action des musées de la ville, le musée des Beaux-Arts, le musée Borély, Grobet-Labadie, le Mac, le musée Cantini, le musée d’Histoire du Centre Bourse et la Vieille-Charité dans son ensemble », explique-t-il.
« Je suis venu à Marseille pour élargir mon petit horizon XIXe siècle », sourit Xavier Rey qui adore passer d’une bastide XVIIIe (Borély) à un bâtiment seventies (le Mac), d’un hôtel particulier (Grobet-Labadie) à une structure palatiale (Beaux-Arts à Longchamp). Pour le directeur des musées de Marseille, il s’agit de tisser des liens, créer un réseau entre les différents musées de la ville, « comme un parcours muséal inédit, l’artiste Sophie Calle s’est déjà investie dans 5 musées très différents, dit Xavier Rey. De mai à septembre, il en sera de même avec Erwin Wurm dont les oeuvres s’installeront dans 4 musées ; une rétrospective de cet artiste autrichien qui résonne comme une première », assure le « Monsieur Musées » qui laisse entrevoir pour 2020, une magnifique exposition sur les surréalistes nord-américains…

Les bonnes adresses de Xavier Rey
« Je suis quelqu’un qui aime les choses très simples, les petites adresses authentiques et je ne voudrais blesser personne dans une sélection trop réduite » avertit Xavier Rey qui, après de nombreuses hésitations, se lâche et livre quelques bons plans savoureux…

« J’adore les sandwiches de Chez Fanny. Quand je quitte l’hôtel de ville et que je remonte à la Vieille Charité où j’ai mes bureaux, je m’y arrête toujours car c’est très gustatif et varié. J’aime aussi y acheter un sandwich et le manger assis, comme ça, tout seul au soleil. C’est ma pause dans des journées souvent très longues mais je refuse de sauter un repas. Pargfois, on va chez Fanny entre collègues pour y partager le déjeuner, c’est un moment de détente bien loin des déjeuners protocolaires ».
28, rue de Bonneterie, Marseille 2e arr. Infos au 04 91 44 25 85.

« J’aime bien les pâtisseries de Sylvain Depuichaffray, j’apprécie l’originalité contrôlée de ces gâteaux toujours excellents jamais extravagants. Sa pâtisserie est élaborée et légère, j’adorais son gâteau Musicatreize qu’il ne fait plus que très sporadiquement et son poire-chocolat qui est fabuleux ».
66, rue Grignan, Marseille 1er arr. Infos au 04 91 33 09 75.

 « Je me rends également souvent aux Grandes Tables de la Friche Belle-de-Mai car ma fonction me conduit à vivre et arpenter Marseille le plus largement. J’y fais mes repas avec les collègues qui travaillent aux réserves des musées, c’est un lieu à l’identité très forte où je me sens bien ».
41, rue Jobin, Marseille 3e arr. Infos au 04 95 04 95 85.

 « L’aïoli sur la terrasse de la Caravelle pour la tradition et la vue de carte postale ! J’y invite des amis parisiens ou des relations de travail parisiennes et tous en sont toujours enchantés, c’est aussi une adresse très pratique, non loin de la mairie centrale et de la Vieille Charité ».
34, quai du Port, Marseille 2e arr. Infos au 04 91 90 36 64.

« Je voulais citer ce formidable boulanger du 14e arrondissement qui fait des gâteaux des rois briochés fabuleux. C’est chez lui que la société des Amis des Musées de Marseille achète ses gâteaux des rois en janvier et qu’elle les offre aux équipes des musées lors d’une cérémonie des voeux très sympa. Pour moi, ces gâteaux brioche ont été une révélation à un point tel que j’en ai oublié ma galette frangipane lyonnaise… Ça fait de moi un vrai provençal non ? » (rires).
Boulangerie Saint-Barthélémy, 19, avenue Claude-Monet, Marseille 14e arr. Infos au 06 99 54 10 11.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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