Restaurants en Provence

A Cassis, la poissonnerie Laurent avec vue sur le port

collage poissonnerie laurent cassisOfficiellement, le patron, ici, c’est Eric mais tous les Cassidains l’appellent « soupe » en hommage à l’exceptionnelle soupe de poissons de son papa. D’ailleurs, Eric continue à commercialiser cette fameuse recette à emporter qui ne contient pas de favouilles (c’est important pour les allergiques). Alors Soupe conduit dans la bonne humeur cette échoppe taverne sur le port à mi-chemin entre le resto et la poissonnerie. A l’entrée, à gauche, le banc de poissons ; en étage, les chambres d’hôtes, et en terrasse, les tables pour manger au soleil sur le port. Inutile de préciser que les tables sont chères et que la réservation est obligatoire. A la carte, des moules gratinées, des tartares de rascasse aux multiples déclinaisons, de croustillants supions, des plateaux de gambas, crevettes, une bouillabaisse et sa coreligionnaire, la fameuse bourride, le loup ou la dorade entiers grillés… rien que du classique mais bien fait.
Entre copains, on partage quelques assiettes de mange-tout (des jols pour les puristes) en guise d’apéro avec une bouteille de blanc local, un clos d’Albizzi par exemple. Un vin blanc à la robe jaune pâle qui raconte comment les embruns distillent sur les raisins avant la vendange, un petit goût salin et iodé typique des cassis. Des moules sauce poulette-frites (congelées), des duos de tartares… tout le monde y trouve son compte. Un fromage de chèvre à l’huile d’olive, quelques cafés dans lesquels on plonge une boule de glace vanille, et bouteilles de vin plus tard, le soleil brille toujours sur le port et Soupe prend enfin le temps de s’asseoir à la table de ses amis. Alors faut-il y aller ? Oui car la carte s’offre à tous les budgets ; du repas festif et familial au rendez-vous improvisé, on y mange à tous les prix, quelques spécialités typiquement méridionales. C’est moins la sophistication que vous trouverez ici qu’une ambiance, une scène de théâtre où chacun joue son rôle à la perfection, sans fausse note aucune avec un chef d’orchestre prénommé « Bonheur »…

Poissonnerie Laurent, 5, quai Jean-Jacques-Barthélémy, 13260 Cassis ; 04 42 01 71 56. Midi, formules 19,90 – 29,90 – 39,90 €. Carte à partir de 24 €.

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.