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Alexis Braconnier : "Je suis trop jeune pour avoir mon propre resto"

Il a fêté ses 24 ans le 26 avril dernier et reste l’une des figures les plus attachantes de l’émission de M6, “Top chef”. Hyper sympa et très souriant, Alexis se raconte.

alexisbraconnier2Alexis Braconnier allez-vous bientôt diriger votre propre restaurant ?
Pas de resto en vue, je suis trop jeune encore mais je pense que je serai prêt dans 3 ans, quand ma cuisine aura bien évolué. Pour l’heure, je sers une cuisine de plateaux pour une clientèle de bureaux parce que quand on mange bien, on travaille bien. Si on déjeune convenablement, on n’est pas fatigué le soir.

Vous regardez encore les émissions de cuisine à la télé ?
Il y en a beaucoup et je trouve que certaines tiennent plus du show que de la cuisine. Ce serait bien qu’il y ait plus d’émissions culturelles traitant des produits et de la cuisine. Il faut parler des produits, expliquer les techniques, des cuisinier(e)s qui ont marqué leur temps. Il y a quelques jours, j’ai fait une démo avec des “tarbais”… Personne ne savait ce qu’étaient les haricots tarbais, c’est dommage de perdre la trace de tous ces produits, il faut les faire vivre !

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui veut devenir cuisinier(e) ?
Il faut être passionné, penser ce que l’on dit et dire ce que l’on pense. Il ne faut pas tricher ni surjouer. Moi, la cuisine, je l’aime à la folie. Elle m’a permis de penser que je suis utile aux autres en faisant sain et bon.

Quels sont les pays où vous avez voyagé ?
J’ai visité la Suède, la Belgique, l’Espagne. En France, j’ai eu un coup de coeur pour la Corse. J’ai aussi passé quelques jours à Pékin et là-bas, même si les Chinois ne sont guère respectueux de l’environnement, ça m’a fait du bien de voir des étals de nourriture partout. Les Chinois ont un vrai rapport avec le produit. J’adore l’Espagne car là-bas, la cuisine signe leur culture, elle a façonné, comme en France, l’âme de tout un peuple et puis c’est sympa car le vin y coule à flots ! Quant à l’Australie, je serai amené à y aller pour voir mon frère. Même si c’est un pays sympa, je n’y retrouverai pas l’ambiance méditerranéenne et ça, c’est pas possible…

Alexis, si vous étiez…

  • … un plat ? Un cassoulet allégé, mais ça n’existe pas ça, un cassoulet allégé. J’aime bien la cuisine terroir et la cuisine aérienne, ce qui est rarement compatible !
  • … une couleur ? le rose et le bleu
  • … votre dernier livre ? “Roman et nouvelles” de Stéphan Zweig
  • … un disque ? Carole King, ça, ça bouge. Ma mère écoutait ça en repassant, avec Jacques Brel. Sinon j’aime bien l’électro, Synapson vous connaissez ?
  • … un regret ? Plein mais je n’y pense pas.
  • … une envie ? Un jour, monter mon propre restaurant, que les gens s’y amusent, s’y plaisent.
  • … un défaut ? Je suis trop gourmand (rires) ; sinon, je suis “monotache”
  • … une qualité ? J’aime facilement.

Notez-le

« Entre le verre et l’assiette » à Sablet Pour la seconde année consécutive, le syndicat des vins des Côtes-du-Rhône villages Sablet organise une soirée de présentation des vins de l’appellation. Cyril Glémot, chef du restaurant Côteaux et Fourchettes et son sommelier ont sélectionné les vins en parfait accord avec le menu. Un vin rouge et un vin blanc seront servis à chaque étape de ce repas-dégustation (soit 11 vins en tout) qui se veut didactique et interactif. Infos auprès d’Emilie au 04 90 46 82 46.