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Alexis Steinman, la déclaration d’amour d’une Américaine pour Marseille

Alexis SteinmanElle s’est fait un prénom en quelques semaines, son visage et sa silhouette gracile hantant toutes les soirées, les restaurants dont on parle et les bars à cocktails. Alexis Steinman est américaine, installée à Marseille depuis quelques semaines et inconditionnelle de la ville. Elle anime un blog qui raconte la cité phocéenne avec un oeil US et une tonalité on ne peut plus délicieux.

Alexis qui es-tu, d’où viens-tu ?
J’ai 41 ans, je suis une Américaine née à Sleepy Hollow dans la proche banlieue de New-York. J’ai grandi dans le Connecticut, j’ai vécu un an à Paris, à Los Angeles et à Seattle…

Quels métiers as-tu exercés avant de t’intéresser à la gastronomie ?
J’ai été costumière pour le cinéma, la publicité et des séries télé. J’ai commencé à écrire pour mon blog Yumdujour en 2010. Au fil des ans, je me suis engagée dans le journalisme culinaire avant de me passionner pour cet univers et devenir rédactrice culinaire.

Le blog d’Alexis Steinman a été baptisé « Yes way Marseille » en guise de clin d’oeil à une campagne de promotion du vin rosé de Provence aux USA qui martelait Yes way rosé…
 Comment as-tu découvert Marseille ?
Je suis arrivée ici en 2017 et j’ai eu un énorme coup de foudre pour cette ville. J’ai vendu un article pour un magazine américain qui traitait de la cuisine marseillaise. Je suis ensuite revenue en mai et juin et c’est là que j’ai rencontré de plus en plus de gens. Je suis revenue une troisième fois à la mi-septembre et ne suis plus repartie depuis.

Qu’aimes-tu le plus chez nous ?
Où et par quoi commencer ?… Ce que j’aime ici, c’est le bordel organisé. Marseille est une ville hyper vieille avec plein de cultures qui s’entremêlent, c’est beau et sale en même temps. Le côté « poissonnière » de Marseille me rappelle Seattle qui est de taille comparable. A Los Angeles, les gens ont leur piscine alors qu’ici les plages sont intégrées à la ville. Marseille est une très grande ville qui partage ce point commun avec New-York d’être un agrégat de villages. Au gré de mes balades dans la ville, je croise des têtes connues comme si je vivais dans un village.

Peux-tu parler aux Marseillais de leur gastronomie ?
C’est extraordinaire car on peut déjeuner d’un couscous et dîner de sushis dans la même journée ; cette ville nourrit tous mes intérêts. J’aime votre façon de cuisiner les poissons en général et les sardines en particulier parce qu’aux USA, les sardines, on les croise surtout en boîte. Ici j’aime les oursins qui sont délicieux. J’aime les plats arabes et tunisiens comme la fameuse soupe de pois chiches de Yacine, je pourrais en manger tous les jours.
J’adore aussi la pizza de Jérémy et Mahéva (la Bonne Mère, NDLR) qui est très marquée de leur empreinte.

Que dirais-tu aux Américains pour qu’ils viennent à Marseille ?
Je fais tout pour qu’ils viennent ici ! Paris c’est extraordinaire mais cette ville reste un cliché de ce qu’est la France alors que Marseille c’est la France, d’ailleurs, je fais tout avec mon blog, pour inciter les Français aussi à visiter Marseille.

Et quel message adresses-tu aux Marseillais ?
I love you, ne changez rien. Je suis impressionnée par le style « je fais ce que je veux » ; ici, quand on croit quelque chose, on le fait, on le dit. J’aime Marseille à cause des Marseillais eux-mêmes. Leur énergie, leur joie de vivre, leur réalité, leur passion. Ils sont la base de cette ville et de son histoire. Et leur chaleur en m’accueillant me touche vraiment. Je me suis sentie ici chez moi dès le moment de mon arrivée.

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.