Marseille

Le Bon Air rouvre ses portes.- Bonne nouvelle pour les Marseillais et visiteurs de passage : la buvette apéritive la plus haut perchée de la ville entame sa nouvelle saison estivale le 8 mai 2026. Juchée à 139 mètres au-dessus des toits de la ville, cette buvette éphémère offre une vue panoramique à couper le souffle sur Marseille. Derrière le projet, Jon et Tom, deux frères qui ont imaginé une carte, street de qualité, inspirée des variations du sud et respectueuse de l’environnement (circuits courts, contenants recyclables et tri sélectif). La double terrasse de 500 m² peut accueillir jusqu’à 500 personnes séduites par le sunlight au calme… sans musique. Voilà pourquoi les Marseillais appellent, non sans fierté, ce Bon Air, « la plus belle terrasse du monde ».

Bouillant même la nuit.- Le Bouillant ouvre désormais en soirée les vendredis et samedis, au dernier étage du MuCem. Dans ce format estival, le restaurant propose une expérience au moment du coucher de soleil, face à la Méditerranée, autour d’une cuisine de partage signée Alexandre Mazzia, pensée pour prolonger les fins de journée au MuCem. En parallèle, la Terrasse du J4 est rouverte aussi pour la saison, offrant un cadre panoramique pour prolonger la visite du musée. Deux options qui viennent en complément de l’exposition Bonnes Mères !

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Restaurants en Provence

Bistrot O’Prado, l’étonnant pari de Michael Esterle

Bistrot O'PradoQuand elle parle de lui, Jeanne Moreni dit : « Mon petit ». « Son » petit c’est Michael Esterle et Jeanne Moreni c’est elle qui l’a accueilli, lorsqu’il avait 15 ans, encore au lycée hôtelier de Bonneveine. C’était l’époque des Echevins, le restaurant qu’elle animait avec son mari Jacky, un restaurant qu’ils ont vendu le 15 mars 2005. Mais les liens ont perduré et Jeanne ne manque jamais une occasion d’inciter ses amis à découvrir la table du « petit » Michael. A l’angle du Prado et de Périer, ce bar de quartier a fait sa mue : certes on vient encore y boire un expresso mais on y court surtout pour déjeuner. Et chaque jour, il y a foule ; une clientèle d’habitués sans cesse croissante, appâtés par l’esprit bistronomique de l’ardoise : risotto à la carbonara, tartare de charolais au couteau, filets de rougets poêlés-légumes confits crumble parmesan, aubergines parmesane. A midi, la tatin de tomates confites trônait en tête des suggestions aux côtés de cette tagliata décidément très à la mode.
La viande de boeuf, un onglet de toute évidence, très bien choisie, est d’une extrême tendreté, justement cuite, bleue à coeur surtout, et tranchée en lamelles régulières. Posée sur un lit de jeunes pousses bien assaisonnées, elle s’accompagne de pommes de terre en cube, trop huileuses, mais savoureuses et invitant à la gourmandise. Salade César aux anchois comme il se doit et tatin de tomates aux notes acidulées atténuées par une burrata crémeuse à souhait sur laquelle croustillent des chips de jambon cru Serrano. Alors faut-il y aller ? Oui pour la soupe de fraises ou de pêches, selon les découvertes faites au marché du Prado voisin. Les pêches sont gorgées de soleil, d’un beau jaune orangé comparable à un coucher de soleil et baignant dans un sirop liquide à la menthe infusée de meilleur goût. Oui pour cette carte dans l’air du temps et les belles assiettes généreuses. Oui pour le service cool et oui pour encourager ce jeune cuisinier qui a décidé que ce comptoir ne devait pas se limiter à servir pastis et cafés.

Bistrot O’Prado, 1, bd Périer, Marseille 8e arr. ; résas au 04 86 12 87 76. Carte déjeuner, 20 €.