Vins rosés, vins d'été

Une bouteille originale pour attirer l’oeil des paparazzi

C’est Federico Fellini qui, le premier, en guise “d’hommage” au cliquetis des appareils photos qui le mitraillaient sans relâche, crépitant comme des nuées d’insectes, a qualifié les photographes de la presse people de paparazzi. Profitant peut-être de sa proximité avec Saint-Tropez, le domaine Sainte-Marie a baptisé de ce nom une de ses cuvées de rosé. On cultive les cépages indigènes sur cette terre depuis le XVIIIe siècle ; la vigne couvre aujourd’hui 40 hectares cultivés selon les règles de l’agriculture biologique. Comme pratiquement partout en Provence, l’amplitude thermique des températures entre le jour et la nuit, le vent et les sols bien drainés, permettent de produire des rosés d’une qualité croissante millésime après millésime.
L’assemblage équilibré de ce rosé (40% de cinsault, 40% de tibouren et 20% de grenache) en fait un vin très sage et prévisible. Son nez offre des arômes de fleurs blanches (amandier, cerisier) aussi fragiles que sa robe pétale de rose pâle. La bouche est un peu plus nerveuse, structurée et équilibrée là encore. Typique de la Provence, ce rosé dégage des arômes d’abricot, de pêche et d’agrumes (pamplemousse rose). Fidèle à l’usage qui veut que l’on marie un vin d’une région avec sa gastronomie, on associera ce Paparazzi servi à un tartare de thon rouge ou de saumon très délicatement citronné sur lequel on cisellera quelques pointes d’aneth. Petits farcis, beignets de fleurs de courgette, aubergines à la parmesane seront ses meilleurs vecteurs. Gare cependant à ne pas le servir glacé car l’excès de froid l’éteindrait tout comme son prix, qui peut calmer certaines ardeurs.

Rosé Paparazzi, dom. Sainte-Marie, côtes-de-Provence rosé 2015, prix : 20 €.
Domaine Sainte-Marie, route de Saint-Tropez, 83230 Bormes-les-Mimosas ; infos au 04 94 49 57 15.

Le GP sur les réseaux

Retrouvez-nous 24/24h en photos !

En bref

Propulsion Jeudi 26 septembre, rendez-vous  sur le parvis des Archives et de la Bibliothèque départementales des Bouches-du-Rhône (bd de Paris, 2e arr). A 18h , conférence à l’auditorium sur le thème de : “la pieuvre, métamorphoses et stratégies”, avec Jean Arnaud et Vladimir Biaggi suivie d’une signature de leur livre Du poulpe à la pieuvre. Rumeurs, couleurs, saveurs. A 19h, sur le parvis, des cuisiniers originaires du pourtour méditerranéen proposeront des recettes métissées à base de céphalopodes inspirées de leur culture culinaire et préparées avec des produits locaux.
Par Sébastien Cortez et Leslie Dorel, Nadia Lagati et Philippe Ivanez, Gérard et Sylvie Calikanzaros.
Concert jusqu’à minuit avec Germaine Kobo & Bella Lawson et la Mobylette sound system.

Le grand marché de la friche du 7 octobre sera poulpesque Ce soir-là, 40 producteurs de la région seront présents (fruits et légumes d’automne, des fromagers, viande de volaille et de bœuf, du vin et du pain, des épices et des infusions, des herbes aromatiques ainsi que du poulpe frais, séché, fumé, en conserve…)
En cuisine, Philippe Ivanez (Les Jnoun Factory / Gargantuart) cuisinier, artiste, plasticien et photographe fera chanter les supions, encornets, seiches sur sa plancha accompagnés de panisses frites nappées de black (encre de seiche, wasabi) ou orange mayo (paprika basque fumé). La brigade des grandes Tables préparera une marmite de daube de poulpe, pour rassasier les plus affamés. Au four à bois, une pizza de la mer. Au micro de Pierre Psaltis (Le Grand Pastis) et Jonah Senouillet (Radio Grenouille), on parlera du poulpe avec des invités et des experts. Toutes les infos ici.

Abonnez-vous à notre newsletter