Magazine

La Boutique du Glacier, 56 années de bonheur pâtissier

Une institution, un mythe, un monument. La Boutique du Glacier, sur la place du général de Gaulle, perpétue le souvenir des grandes adresses (Linder, Castelmuro, le Ménélik, Poussin bleu et autre Chaperon rouge) qui animèrent la ville au XXe siècle. Depuis 1963, la famille Renoux, le grand-père, puis le père Christophe et aujourd’hui Hugo, font battre le coeur de ce salon de thé qui vient de faire l’objet d’une complète rénovation, achevée le 15 juillet dernier. « Le service à table demeure mais on a voulu faire évoluer le parcours du client devant les vitrines et simplifier l’approche des produits », explique Hugo Renoux. Tout a évolué et tout a été conservé, du nombre de tables à l’appétence de cette maison pour la pâtisserie au beurre : – On a conservé les recettes de mon grand-père, j’y tiens beaucoup », dit Hugo en pointant du doigt les vitrines.

boutique du glacier
Hugo Renoux, 28 ans, à la tête d’une équipe de 3 personnes au labo et 7 personnes en salle

Les niniches, vous connaissez ?
Outre les castels et autres opéras, les niniches (crème café), lampions et polonaises (brioche meringuée fruits confits au kirsh) répondent à l’appel et font figure de rescapés dans une pâtisserie contemporaine qui a tourné le dos à ses classiques. « C’est feu mon grand-père, Alva Renoux , qui a fondé cette Boutique du Glacier lorsqu’a fermé le Grand café-glacier, à l’angle de la Canebière, en 1962. Il a pensé cette adresse comme un concept à taille humaine, inspiré des pâtisseries italiennes de l’époque », raconte son petit-fils. Bien que très attaché aux gâteaux star qui ont bâti la réputation de la Boutique du Glacier, Hugo envisage de revenir désormais à des propositions plus saisonnières et en rotation pour varier les choix.

« Ici, je fais vivre l’héritage et perpétue la tradition. Je suggère et c’est mon père qui valide »

« Je vois d’un très bon œil l’évolution de la pâtisserie à Marseille, lance le jeune entrepreneur de 28 ans. Les gens en ont assez du mauvais industriel et nous ne vendons rien ici qui ne nous plaise. Si on n’aime pas, on ne vend pas même si c’est la mode des cupcakes » rit-il. Faire vivre l’histoire familiale tout en gardant un œil sur les tendances : Hugo Renoux travaille toujours avec son père, les deux personnalités se complétant, et cherche à redévelopper l’activité glace qui fit les riches heures de l’adresse : « Je ne veux plus que les gens entrent en nous demandant si on fait de la glace » s’agace-t-il. Quant à ouvrir une autre adresse à Marseille, le jeune Hugo Renoux tempère : « Il y a du boulot avant d’ouvrir une autre enseigne, il n’y aura pas d’autre boutique s’il n’y a pas la qualité ».

La boutique du Glacier, 1, place Général de Gaulle, Marseille 1er ; infos au 04 91 33 76 93.

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.