Carnet de cave

La Célestière rouge 2015, quand le bio nous fait de l’oeil

celestiereComme beaucoup de domaines de la vallée du Rhône, la Célestière a choisi de sauter le pas de la conversion biologique en 2010. Désormais, les 26 hectares de vignobles s’épanouissent sans produits chimiques de synthèse ni désherbant, favorisant ainsi le développement de la faune microbienne indispensable à la vie des sols. Le terroir s’exprime pleinement et les vandanges manuelles renouent avec la tradition qualitative inhérente aux terroirs de Châteauneuf-du-Pape, les rendements étant limités à 20-25 hectolitres par hectare. Ce millésime 2015 a été marqué apr un printemps dans les normales saisonnières et un été chaud et sec. Les orages de septembre n’ont aps abîmé les grappes, générant des grains ronds et gorgés de jus.
Fruit d’un assemblage grenache et cinsault, ce vin peut être dégusté tout de suite mais gagnera a être conservé en cave 3 ou 4 ans. Etonnamment privé de syrah, ce côtes-du-Rhône offre une belle robe rouge grenat qui respire les fruits rouges (cerise et cassis), évoluant vers des notes épicées poivre et cannelle. En bouche ce vin gourmand présente des tanins bien fondus, rappelant le chocolat noir avec une légère amertume. Il est recommandé de le servir un peu frais, aux environs de 14-15°C avec une cuisine de terroir, allant du pâté en croûte aux terrines, pâtés, viandes à la braise. Venant en écho à ses notes de poivre, vous pourrez également l’envisager sur un dessert au chocolat noir intense et peu sucré.

La Célestière rouge 2015 AOC châteauneuf-du-pape, aux environs de 12 € les 75 cl ; 1956, route de Roquemaure, 84230 Châteauneuf-du-Pape. Infos au 04 90 25 28 92.

 

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.