Vins rosés, vins d'été

Château Calissanne : le Clos Victoire rosé 2017, appétant, frais et élégant

clos VictoireLe château de Calissanne est une demeure seigneuriale ceinte par quelque 1200 hectares de végétation dont 110 ont été voués à la vigne et 60 à l’oléiculture. Ce sont Sophie Kessler-Matière et son fils Thomas qui poursuivent le travail entrepris par Philippe Kessler et perpétuent la mise en valeur du vignoble de Calissanne en AOC côteaux d’Aix avec les fameux Clos Victoire et Rocher Rouge. Au fil des ans, on sent cette famille prendre toujours plus possession de son domaine, prenant des libertés créatives de bon goût, élaborant des gammes à des tarifs convenables (à l’image du rosé Terres de Provence aux environs de 7,40€) jusqu’à la cuvée de prestige, le fameux Clos Victoire. Le millésime 2017 a été médaillé d’or au dernier concours général agricole, ça tombe bien, c’est celui qu’on comptait boire cet été. Avec des rendements limités à 40 hectolitres par hectares (soit 5333 bouteilles de 75 cl), les jus jouissent d’une belle concentration ; composé de syrah à 90% et de grenache, ce rosé de saignée laisse admirer une appétante robe framboise révélant en bouche un croquant sur des notes de fruits rouges (framboise, groseille et fraise des bois). L’acidité très maîtrisée conférant au Clos Victoire une belle fraîcheur, on soulignera aussi sa longueur en bouche sur des notes de pamplemousse et d’écorces blanches d’agrumes. Sa robe soutenue en fait un rosé de gastronomie qui remplacera avantageusement un rouge léger et très jeune, un compagnon parfait pour la cuisine asiatique, antillaise, des viandes grasses comme l’agneau en brochettes ou une souris confite. Servir à 8-10°C.

Château Calissanne, la Jasso de Calissanne, RD 10, 13680 Lançon-Provence ; infos au 04 90 42 50 23. Clos Victoire rosé 2017, tarif : 16,30€ les 75 cl.

Ajoute un commentaire

Ecris ici pour poster ton commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

Suis-nous sur les réseaux

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

Abonne-toi à la newsletter