Carnet de cave

Les cinq bouteilles pour un automne cool avec le Chicoulon

vignes sous la neige

Bientôt 4 ans qu’Edouard Mireur fait voltiger le tire-bouchon rue Grignan. Chaque jour, les amateurs de bons vins et de “good food” poussent la porte de sa cave à la recherche du col rare ou de la quille plaisir. “Ce sont surtout des clients fidèles, pour la plupart devenus des amis”, reconnaît le jeune entrepreneur, énumérant ses voisins commerçants, des professions libérales, sans oublier tous ses potes du Roucas-Blanc avec lesquels il a grandi. Mireur a travaillé un temps au service marketing des équipes d’Alain Ducasse en région parisienne : – Ça a été une bonne école de la rigueur et de l’esprit d’excellence de la gastronomie française” reconnaît-il. En fondant le Chicoulon, le caviste voulait honorer la mémoire de sa grand-mère maternelle qui réclamait toujours en fin de repas “un petit chicoulon” soit le fond de verre, un petit reste de vin. Emouvant clin d’oeil de celui qui travaille en famille, avec sa soeur Fanny, et le fidèle Tomi. ”Ce sont eux qui gèrent la cuisine qu’on sert ici”, dit Edouard. Tous les jours, l’ardoise propose des assiettes riches d’inspiration familiale avec un Tomi au piano qui revendique une cuisine de maman, généreuse, sincère et totale harmonie avec les bouteilles sagement alignées sur les étagères.

cinq bouteilles
cinq bouteilles

Les cinq bouteilles pour célébrer l’automne et la fin d’année

1 Pouillon, champagne brut réserve non millésimé. 32 €. C’est le champagne d’un vigneron au travail intègre. Quand on parle d’extra brut on parle d’un vin dans lequel on a limité les apports en sucre. Vous y trouverez la pureté et l’expression d’un terroir. C’est un champagne pour amateurs de bulles fines, un vin minéral subtil, au top à  l’apéritif ; idéal avec des huîtres et crustacés.

2 Billecart-Salmon, champagne brut rosé. 62 €. Evitez le champagne à la fin d’un repas à l’exception des rosés si on sert un dessert à base de fruits. C’est un vin régulier dans l’excellence, avec un profil aromatique très peu concentré et de très fines bulles. Cette cuvée brut signature subtilement aromatisée sur des notes de fruits rouges accompagnera une brioche des rois ou une galette frangipane.

3 Dom. les Terres de Fagayra, cuvée Op. nord, vin doux naturel. 32 €. Le vin qui accompagnera vos desserts au chocolat ; un rouge atypique à la sucrosité gourmande dont les belles amertumes se reflètent dans les notes de cacao. Bouche profonde, texture enveloppante, j’aime ce nez flatteur avec des flashes de fruits noirs compotés (pruneaux) en bouche. Bel équilibre et étonnante fraîcheur.

4 Le Chenin d’ailleurs, 2018, vin de Loire blanc. 13,50 €. Un 100% cépage chenin, c’est de la bombe ! François Chidaine est un vigneron fleuron de l’appellation qui propose un vin tout en tension, signes de vivacité et de fraîcheur. Finale sur une pointe de sucrosité flatteuse. Idéal à l’apéritif entre copains et pour accompagner des poissons de rivière type truite ou brochet.

5 Dom. Rapet, cuvée “Aux fourneaux”, bourgogne rouge 2016. 32 €. Un coup de coeur pour ce millésime 100 pinot noir, un jus de fruits qui revêt tout le côté élégant des bourgognes. Une attaque tout en fraîcheur, des tanins arrondis, le compagnon idéal des viandes blanches et des gibiers à plumes assortis de quelques champignons de bois. L’un des plus grands talents de la Côte de Beaune !

Le Chicoulon, 59, rue Grignan, 6e ; 04 91 33 46 59 

Photos Dignac B VPA et le GP cinq bouteilles

Numa Muller chez Madame Jeanne Longtemps annoncée et attendue, l'arrivée de Numa Muller chez Madame Jeanne, le restaurant de la Maison Buon, rue Grignan (6e arr) est officielle. Le chef a pris possession de la cuisine et propose pêle-mêle une tête de thon de ligne, un loup-concombre compressé et abricot fermenté-lait ribot et chips de riz-seiche, un thon et abricot au sel-herbes et fleurs du littoral et huile de feuilles de figuier eau de concombre. A suivre, 86, rue Grignan, Marseille 1er ; infos au 04 86 26 54 16.

Elie Kalamouka n'est plus Son nom restera indéfectiblement attaché au Mas, restaurant de la rue Lulli (1er) qu'il avait cofondé avec Robert Lenoir. Elie Kalamouka s'est éteint vendredi à 87 ans non sans susciter une vive émotion chez tous ceux qui avaient pris l'habitude de dîner chez lui. Le Mas était l'une des rares tables ouvertes toute la nuit, attirant noctambules et artistes qui, en fin de spectacle, venaient s'y détendre. Il était paar ailleurs administrateur du festival Jazz des Cinq Continents. La crise sanitaire a été fatale au Mas qui a été placé en liquidation judiciaire. Ce décès tourne définitivement la page des années 1980 à Marseille...

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