Carnet de cave

Garagaï, un pastis aux accents de Sainte-Victoire

pastis garagaï

Dans la famille Pastis, Monsieur Anis et Madame Réglisse ont la joie de vous annoncer l’arrivée de leur petit dernier : Garagaï. Un pastis dont les saveurs s’arriment sur les flancs de Sainte-Victoire, un spiritueux très frais, ouvert en bouche avec des arômes de menthe, mélisse et basilic… Voilà en quelques mots le portrait-robot du pastis dont Maixent Dubois a défini la recette. Le millésime 2019, embouteillé à quelque 300 flacons et quasiment épuisé, voici qu’on annonce le millésime 2020 qui sera mis sur le marché à la mi-novembre.

Maixent Dubois vit un rêve, celui consistant à vivre de sa passion. Cet Aixois d’origine, qui a grandi aux Milles, a travaillé 5 ans dans l’urbanisme avant de tout plaquer pour rejoindre le monde du vin. “Mon père a longtemps dirigé une entreprise de réparation d’hélices d’avions et lorsqu’il l’a vendue, il a racheté ensuite des vignes puis fondé un domaine viticole, le Loup Bleu”, explique le jeune entrepreneur de 31 ans. Maixent a choisi de suivre l’exemple paternel et a suivi une formation au lycée agricole de Valabre, fait ses premières vendanges au Loup Bleu puis chez Peter Fischer, à Revelette, avant d’entamer un grand tour de France des vignerons, qu’il parcourra en camion : – J’ai rencontré des gens formidables qui m’ont tous poussé à me lancer dans le métier” assure le jeune vigneron.

pastis garagaï

Le retour au domaine du Loup Bleu et la vie familiale ne contentent pas Maixent Dubois qui ne trouve pas dans le cadre du travail en famille le plein épanouissement auquel il aspire. “J’avais dans l’idée de faire du pastis et j’ai décidé de me lancer au printemps 2019”, dit-il tout en continuant à travailler dans les vignes pour une viticultrice de Pourrières dans le Var. Les rencontres vont donc tout naturellement s’enchaîner, avec une amie herboriste de La Roque d’Anthéron d’abord, puis avec Daniel Boyer qui accompagne beaucoup d’indépendants dans l’élaboration de leurs recettes de pastis.

Une “grosse vingtaine” d’essais et recettes plus tard, Maixent Dubois lançait le Garagaï. Très peu sucré, ce pastis est élaboré avec 13 plantes ramassées dans les collines environnantes. D’une belle rondeur, puissant et fin, ce pastis étonne par sa longueur en bouche, “il incarne ma volonté de produire localement avec des produits d’ici” assure le distillateur fier de poser devant cette parcelles d’herbes et de plantes qu’il bichonne au sein même de la miellerie Sainte-Victoire, entre Trets et Fuveau. Présentant ce bel alambic qu’il vient d’acheter, Maixent annonce la création imminente d’un gin, d’une absinthe, de liqueurs et son envie de développer une gamme de sirops de plantes fraîches. L’aventure ne fait que commencer.

Infos et commandes au 06 25 93 12 31 et Instagram @distillerie_garagai. Pastis Garagai, 28,50 € la bouteille.

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Christian Qui “meilleure table de l’année” selon le Fooding classement 2021 A l’heure où la restauration française vit les heures les plus noires de son histoire, le guide Fooding, lui, continue à vivre comme si tout allait bien. Le guide, qui vient d’être intégralement racheté par le guide Michelin, a révélé ce lundi 16 novembre son palmarès de l’année 2021. Une approche d’autant plus cynique que la quasi totalité des guides français a décidé de ne pas établir de classement tant la période est dramatique pour la profession.

Meilleur bar d’auteur : Bambino (Paris)
Meilleur bistrot : Café Les Deux Gares (Paris)
Meilleur sandwich : Penny Lane (Paris)
Meilleur chef résistant : Antonin Bonnet chez la Boucherie Grégoire (Paris)
Meilleur cuisinier : Daniel Morgan chez Robert (Paris)
Meilleure table : Christian Qui (Marseille)
Meilleure table : Bistrot Bao (Groix)
Fooding d’Amour : Comète (Saint-Lunaire)
Fooding d’Amour : Rita, la Vierge à la Mer (Saint-Jean-de-Luz)
Meilleure chambre de style : château de la Haute Borde (Rilly-sur-Loire).