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Claire et Julien Drouot en leur nouveau restaurant éphémère de Saint-Etienne-du-Grès

Claire et Julien DrouotLa Maison Drouot à Saint-Rémy-de-Provence a été vendue le 10 décembre dernier. Claire et Julien Drouot ont fait leurs valises, sont partis en voyage loin, très loin, photographier les grafs sur les murs de Montevideo. Sur le continent sud-américain, ils sont allés chercher l’inspiration, l’envie de (re)donner du plaisir à une clientèle de fidèles, des clients souvent devenus amis en quête d’une alimentation responsable, intelligente, parfois engagée et toujours sensible. « Nous ne sommes pas partis bien loin, à Saint-Etienne-du-Grès, sourit Julien. Dans une poissonnerie, on a installé un restaurant éphémère ». Et comme toujours, la magie opère : cuisine de tapas, guinguette aux influences écrites à la craie sur une ardoise, le cuisinier promet « une majorité de produits de la mer mais pas que… Des beignets d’algues, des calmars à la plancha et au chorizo, de la poutargue, une sobresade de mallorca grillée au miel »… Le couple a voulu « un resto pour attendre, on n’aurait pas pu rester en vacances aussi longtemps, c’est un resto pour la durée des travaux », expliquent-ils.
Mais de quels travaux parlent-ils ? « Nous resterons à Saint-Etienne-du-Grès jusqu’au mois d’octobre, ensuite nous partirons à Maussane-les-Alpilles. Nous avons investi une maison dans laquelle nous aménagerons un petit resto d’une dizaine de couverts et un service au comptoir. On aménagera aussi 3 chambres dans un esprit maison d’hôtes ».
Pour l’heure, on se régale de produits ultra-frais garantis provenant de la criée du Grau-du-Roi : « Tout est en fraîcheur et nous affichons complet à chaque service » se réjouit Julien. Au vu de leur nouveau succès, les Drouot ont revu leur copie pour leur future adresse de Maussane :  » L’engoument pour ces tapas cuisinés nous étonne, aussi on réfléchit à une nouvelle forme de restauration plus heureuse, spontanée et conviviale que l’offre actuelle ». Conscients également que les attentes des amateurs et des nouvelles générations ont évolué, Claire et Julien Drouot revendiquent plus que jamais « une cuisine à prix normaux pour se faire plaisir et pour rire ». Une vague de fraîcheur !

La Maison Drouot, 1, avenue des Arênes, 13013 à Saint-Etienne-du-Grès. Infos au 06 61 07 38 54.
A l’ardoise, environ 30-35 euros.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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