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Spiritualité épicurienne : les dîners hypnotiques de Côme di Meglio relient le ciel à la terre

come di meglioAvez-vous déjà mangé hypnotisé ? L’accroche est racoleuse mais pas très éloignée de la réalité des repas orchestrés par Côme di Meglio. L’artiste vient d’investir l’atelier NI, une structure qui héberge des créateurs, un temps donné, pour leur permettre de s’exprimer en grande dimension. Côme a souhaité replacer l’Homme dans son environnement, il cherche à susciter des moments de grâce par la nourriture. « Le plat est une caresse du soleil sur la terre, il raconte les gestes ancestraux des paysans, explique l’artiste tout juste trentenaire. Par l’hypnose, l’imaginaire s’ouvre, l’esprit déploie des ramifications. Quand nous sommes en état conscient, nous perdons un peu de notre présence, l’hypnose réveille notre rapport au monde ».

Voilà pour la théorie. Mais la pratique ? Le dîner réunit 5 convives, Côme di Meglio non compris. En cuisine, le chef Matthieu Roche a imaginé un menu connu de lui seul. L’artiste ponctue le repas de verres d’infusions froides (verveine-gingembre-cannelle et zestes de combawa ou encore hibiscus-gingembre-cardamome)… Ce sont des recettes concoctées par une amie naturopathe de Côme di Meglio, elles remplaceront le vin « qui détournerait notre attention de l’expérience ».

Les mains dans la terre
Le dîner sera végétarien, non par philosophie mais tout simplement parce que c’est l’intention du moment qui sera différente la prochaine fois. Le rituel renvoie aux origines ; chacun s’empare d’un bloc de terre glaise. On mange dépourvu d’instruments, comprenne qui pourra. Les plats se suivent entrecoupés de séances d’hypnose. Les images d’une flamme de bougie, de jardin, d’escaliers, de profondeurs, de bien-être se succèdent. Pour préserver l’intérêt de l’expérience, rien ne sera écrit sur les plats, les surprises qui émaillent le dîner, les émotions et réflexions qui étreignent les convives afin de préserver tout le mystère qui nimbe ces repas.
Il est minuit passée. Les convives se sont confiés, se sont racontés avec pudeur mais toujours intensément et avec sincérité. Le retour à la rue est brutal, le choc puissant. L’expérience mérite d’être vécue… Parce que l’alimentation est aussi affaire de spiritualité.

Pour participer aux dîners de Côme di Meglio, écrire à comedimeglio@hotmail.fr

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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