Ouréa, le restaurant de Matthieu Roche et Camille Fromont ouvrira fin mai. A cette heure, le gros des travaux est achevé ; pour répondre à la demande du chef, « la cuisine est sortie dans la salle » et le comptoir sera agrandi pour permettre à 4 personnes d’y manger. Matthieu Roche le reconnaît : le projet qui avait été imaginé il y a un an pour la rue Montgrand est définitivement oublié, le duo a dû déménager et s’installer à côté du palais de justice. « Mais nous sommes très heureux de notre voisinage, complète aussitôt Camille Fromont. Et la compagne du chef d’affirmer : – Il y a Gaspard, le Lauracée et Madame Jeanne tout proches d’ici, c’est très qualitatif et le niveau de restauration est excellent« . Le jeune couple a confié la décoration de ce nouveau lieu à leur ami Axel Chay, du studio Nava Obiecta, et ne cache plus sa joie : – Depuis un an, nous nous sommes ouverts à beaucoup de choses, on a fait beaucoup de vernissages, participé à des événements, on a fait la connaissance de beaucoup de chefs qui nous ont invités », assure Matthieu Roche. « Nous sommes heureux et soulagés, sourit Camille Fromont. Tous ces échanges, ça nous a permis de mieux appréhender la ville, de comprendre les Marseillais ».
« Que ça marche, on ne se pose pas d’autres questions »
L’ouverture d’Ouréa est imminente et répond à une réflexion menée de pair : – Nous avons une vision globale, ce restaurant a été pensé par nous deux », assène Matthieu Roche. Ouréa sera porté par 4 personnes dont les rôles ont été attribués : 2 en salle et deux en cuisine. « Camille gérera la salle et la carte des vins » dit Matthieu. « Je veux associer ma serveuse au travail de sélection des vins, il faudra aussi qu’elle goûte à la cuisine de Matthieu pour mieux en parler » enchaîne Camille Fromont. A ce jour, le couple n’a qu’un objectif, « que ça marche, on ne se pose pas d’autres questions. Nous avons pensé ce restaurant à deux et on voudrait que nos clients s’y sentent à l’aise, qu’ils aient l’impression d’être au bon endroit au bon moment » dit Camille. Créer un restaurant avec de l’énergie, « avec des gens, du monde… L’important c’est ce qu’on donne aux gens » assure Matthieu pour qui les récompenses et disctinctions « ne sont pas un Graal mais si un jour un guide nous attribue quelques chose alors ce sera tant mieux ».
« Cette ville se développe énormément, les gens ont toujours envie de nouvelles adresses pour aller manger » explique Matthieu. « Si nous avions ouvert à Paris, ce serait une nouvelle adresse parmi tant d’autres, ici c’est différent » l’interrompt Camille. Le couple se réjouit de « l’émulation folle » qui s’est emparée de Marseille : « C’est une ville très créative, les idées foisonnent et le tourisme se développe beaucoup. Moi, je suis parti il y a 12 ans, se remémore Matthieu Roche, ancien élève de Bonneveine, et je mesure le chemin parcouru lorsque je vois tous ces gens qui parlent toutes les langues et qui flânent sur le Vieux-Port, ça fait plaisir« .
Ouréa, 72, rue de la Paix-Marcel-Paul, Marseille 1er. Ouverture prochaine.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
Ajoute un commentaire