Restaurants en Provence

Les deux Guingois, cuisine familiale au menu d’une adresse de quartier

GuingoisLe restaurant de Marie et Alfred Guingois renoue avec les adresses de quartier d’autrefois, ces petites haltes urbaines dont on savait, rien qu’en poussant la porte, qu’on allait s’y régaler. C’est un commerçant voisin qui un jour confesse : – Vous devriez y aller un vendredi, leur aïoli est exceptionnel… Et puis pour 12 euros, il n’y a pas de quoi s’en priver ». La curiosité étant une belle qualité, il fallait aller vérifier in situ. En guise de bienvenue, l’ardoise annonce une tarte feuilletée basque, une andouillette de Troyes et frites maison, un fish and chips, un magret de canard IGP Sud-Ouest et quantités d’autres merveilles de terroir. Marie gère la salle mais n’empêche nullement Alfred d’y aller faire un tour pour mesurer la satisfaction des clients. Deux dames s’installent, l’une d’elles sourit à la patronne : – Je voulais que mon amie goûte votre cuisine, c’est si bon ! ».
C’est décidé, on ira goûter la grosse côte de cochon et frites et le plat du jour, des travers de porc laqués avec une tomate provençale-croquettes de pomme de terre. C’est devenu rare les croquettes, c’est pourtant si bon. Viandes bien saisies, arrosées des jus et sucs, les frites croustillent sur les extrémités, fondent en bouche. Une tarte feuilletée aux pommes et armagnac signe la fin de la pause déjeuner ; le café lui aussi est parfait et Alfred fait son tour de salle : « A part le fromage de chèvre et les fraises, tout est fait maison ». Un humour qui fait mouche puisqu’accompagné d’un sourire complice et entendu. Alors faut-il y aller au Deux Guingois ? Oui parce que les adresses de quartier ont quasiment toutes disparu. Ici, on déjeune sans bouder son plaisir d’une cuisine familiale et intègre. C’est bien l’intégrité en ces temps d’élections non ?

Les deux Guingois, 25, rue du Chevalier Roze, Marseille 2e arr. Résas au 04 91 89 37 34.
Plat du jour 12 euros ; carte 20 euros.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

Suis-nous sur les réseaux

L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

Abonne-toi à la newsletter