Marseille

Le Bon Air rouvre ses portes.- Bonne nouvelle pour les Marseillais et visiteurs de passage : la buvette apéritive la plus haut perchée de la ville entame sa nouvelle saison estivale le 8 mai 2026. Juchée à 139 mètres au-dessus des toits de la ville, cette buvette éphémère offre une vue panoramique à couper le souffle sur Marseille. Derrière le projet, Jon et Tom, deux frères qui ont imaginé une carte, street de qualité, inspirée des variations du sud et respectueuse de l’environnement (circuits courts, contenants recyclables et tri sélectif). La double terrasse de 500 m² peut accueillir jusqu’à 500 personnes séduites par le sunlight au calme… sans musique. Voilà pourquoi les Marseillais appellent, non sans fierté, ce Bon Air, « la plus belle terrasse du monde ».

Bouillant même la nuit.- Le Bouillant ouvre désormais en soirée les vendredis et samedis, au dernier étage du MuCem. Dans ce format estival, le restaurant propose une expérience au moment du coucher de soleil, face à la Méditerranée, autour d’une cuisine de partage signée Alexandre Mazzia, pensée pour prolonger les fins de journée au MuCem. En parallèle, la Terrasse du J4 est rouverte aussi pour la saison, offrant un cadre panoramique pour prolonger la visite du musée. Deux options qui viennent en complément de l’exposition Bonnes Mères !

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Restaurants en Provence

Treize en vue, les formidables assiettes de Philippe Poette

Philippe PoetteSouvent on se pose la question : comment être sûr que ce restaurant est de qualité sans jamais y avoir mangé ? Il y a un indice qui souvent ne trompe pas, la présence en façade d’une plaque en métal émaillé prouvant que le resto est membre du Collège culinaire de France. Autre indice : la lecture de la carte qui respecte les saisons. Chez Philippe Poette par exemple, on sert un macaron à l’ananas en plein mois de février. A mettre en perspective avec tous ceux qui proposent des desserts à base de framboise et de fraise au coeur de l’hiver. Vous voulez des noms ?
Pour en revenir à Philippe Poette, son restaurant de la rue Breteuil est devenu, au fil des ans, le bon plan qui se chuchote dans tous les bureaux du quartier. De la Caisse d’épargne à la banque de France, des cabinets d’avocat ou d’avoués aux commerçants voisins, il n’est pas un riverain qui n’ait poussé la porte de son estaminet. En ce début février, le menu déjeuner aligne des artichauts barigoule très traditionnels, un demi-coquelet rôti ou des filets de maquereau sauce moutarde à l’ancienne, le fameux macaron à l’ananas et une tarte au citron meringuée. Les minutes passent, la salle se remplit. Il fait froid dehors, on se réfugie à l’intérieur. Les tables se garnissent d’assiettes copieuses à l’image du coquelet joliment rissolé saupoudré d’un mélange 4 épices concocté par le cuisinier lui-même. On devine une pointe de poivre ou peut-être de curcuma mais c’est un secret. Les maquereaux sont nappés d’une sauce épaisse gourmande, les pommes de terre sont bien cuites mais ont gardé leur tenue. La tarte au citron est remarquable à plus d’un titre : une pâte sablée friable et bien beurrée, une crème incisive que vient contrebalancer la sucrosité de la meringue. La bonne idée de Philippe Poette : quelques feuilles de menthe ciselée qui suscitent la surprise. Alors faut-il y aller ? Oui parce que le déjeuner donne une toute petite idée des potentialités de cet artisan de talent ; sur l’ardoise, la blanquette de lotte safranée, le risotto au riz noir et lait d’amande, le filet de boeuf aux cèpes et autre pavlova pamplemousse réveillent un appétit infini. Avec un excellent rapport qualité-prix, ce restaurant est celui des envies irréfléchies.

40, rue Breteuil, Marseille 6e arr. ; résas aux 06 34 64 47 06 ou 04 91 48 21 28.
Formules déjeuner 14,50 et 17,80 euros ; 24,50 et 25,50 et 29,50 euros.