Restaurants en Provence

Treize en vue, les formidables assiettes de Philippe Poette

Philippe PoetteSouvent on se pose la question : comment être sûr que ce restaurant est de qualité sans jamais y avoir mangé ? Il y a un indice qui souvent ne trompe pas, la présence en façade d’une plaque en métal émaillé prouvant que le resto est membre du Collège culinaire de France. Autre indice : la lecture de la carte qui respecte les saisons. Chez Philippe Poette par exemple, on sert un macaron à l’ananas en plein mois de février. A mettre en perspective avec tous ceux qui proposent des desserts à base de framboise et de fraise au coeur de l’hiver. Vous voulez des noms ?
Pour en revenir à Philippe Poette, son restaurant de la rue Breteuil est devenu, au fil des ans, le bon plan qui se chuchote dans tous les bureaux du quartier. De la Caisse d’épargne à la banque de France, des cabinets d’avocat ou d’avoués aux commerçants voisins, il n’est pas un riverain qui n’ait poussé la porte de son estaminet. En ce début février, le menu déjeuner aligne des artichauts barigoule très traditionnels, un demi-coquelet rôti ou des filets de maquereau sauce moutarde à l’ancienne, le fameux macaron à l’ananas et une tarte au citron meringuée. Les minutes passent, la salle se remplit. Il fait froid dehors, on se réfugie à l’intérieur. Les tables se garnissent d’assiettes copieuses à l’image du coquelet joliment rissolé saupoudré d’un mélange 4 épices concocté par le cuisinier lui-même. On devine une pointe de poivre ou peut-être de curcuma mais c’est un secret. Les maquereaux sont nappés d’une sauce épaisse gourmande, les pommes de terre sont bien cuites mais ont gardé leur tenue. La tarte au citron est remarquable à plus d’un titre : une pâte sablée friable et bien beurrée, une crème incisive que vient contrebalancer la sucrosité de la meringue. La bonne idée de Philippe Poette : quelques feuilles de menthe ciselée qui suscitent la surprise. Alors faut-il y aller ? Oui parce que le déjeuner donne une toute petite idée des potentialités de cet artisan de talent ; sur l’ardoise, la blanquette de lotte safranée, le risotto au riz noir et lait d’amande, le filet de boeuf aux cèpes et autre pavlova pamplemousse réveillent un appétit infini. Avec un excellent rapport qualité-prix, ce restaurant est celui des envies irréfléchies.

40, rue Breteuil, Marseille 6e arr. ; résas aux 06 34 64 47 06 ou 04 91 48 21 28.
Formules déjeuner 14,50 et 17,80 euros ; 24,50 et 25,50 et 29,50 euros.

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.