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Dromel Aîné s’apprête à fêter ses 259e fêtes de Pâques

Les fêtes de Pâques approchent et les fêtes de la Résurrection prendront une connotation particulière cette année, en mode confiné avec des familles disséminées. Chez Dromel Aîné, les équipes font le dos rond et « tout le monde est sur le pont » pour surmonter les tourments du moment. « Pour nous, les fêtes de Noël et Pâques sont les deux temps forts de l’année, résume Alexandre Corsiglia. A Noël, c’est la vente de marrons glacés qui domine et au printemps, c’est la vente de chocolat qui prime. Cette pandémie nous touche avec une rare violence ». Fondée en 1760, cette vénérable maison a connu une Révolution française, traversé plusieurs Empires, une Restauration, surmonté deux guerres mondiales et quantités de difficultés « mais on n’est jamais préparé à de telles affres » se désole le jeune responsable.

Dromel

Chez Dromel, la Semaine Sainte, celle qui débute donc le dimanche des Rameaux, est cruciale pour le business puisque « nous réalisons l’essentiel des ventes de chocolats à ce moment-là » résume Alexandre Corsiglia. Ces jours-ci, l’équipe, de 8 personnes habituellement, sera réduite à une personne pour l’accueil en magasin, le matin comme l’après-midi. Toute la famille est sur le pont et sont seuls sollicités, les collaborateurs permanents, ceux qui travaillent à l’année pour Dromel Aîné. « Nous sommes aussi entrés en mode consommation personnelle pour se faire plaisir et peu de gens achètent du chocolat pour l’offrir, remarque l’entrepreneur qui a aussi revu tout son modèle commercial. Nous encourageons les clients à passer commande et à nous payer par carte bancaire. Nous leur déposons directement les colis dans la voiture sans qu’ils aient à sortir de leur véhicule ».

Dromel

« Chez nous, le personnel, c’est comme la famille. S’il n’y a pas de liens forts, ça ne peut pas tenir »

Le millésime 2020 ne déroge pas à la règle et les fondamentaux chocolatiers de Dromel demeurent : « Les chocolats sont vendus au sujet et au poids, les coques sont épaisses parce que la gourmandise prime ». Fête des enfants par excellence, le chocolat au lait truste les ventes avec un volume dépassant les 60 %, le noir frôle les 37%, le blanc étant dévolu « à ceux qui ont une autre conception du chocolat » sourit Alexandre Corsiglia. Les coques sont réunies par de beaux rubans multicolores et le ventre charnu des cloches, des œufs et poules garni d’une friture chocolat, de petits œufs au sucre et de pralinés… « Nous sommes très attachés à la perpétuation de l’esprit artisanal français » lâche Alexandre Corsiglia empoignant un poisson dodu : « Depuis quelques années, le poisson redevient très populaire ». Qu’en sera-t-il en 2020 ?

19, avenue du Prado, Marseille 6e ; infos au 04 91 80 08 08. Sujets chocolat à partir de 14 €.

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.