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Alexandre Corsiglia, le marron pour passion

Alexandre Corsiglia aura 27 ans en juin prochain. Son nom est celui d’une famille de confiseurs, une lignée d’artisans qui ont lié leur destinée au marron et à la châtaigne depuis le XIXe siècle avec toujours la même passion. Alexandre est incollable sur le produit, il peut expliquer jusqu’aux conditions météo idéales pour une récolte de marrons optimale. “On travaille le marron pour faire des marrons glacés et les châtaignes pour les produits dérivés comme la crème, la pâte, la purée, la farine… énumère-t-il. Et de joindre le geste à la parole en expliquant que les jumeaux c’est comme un marron entier mais en deux entités distinctes parfaitement emboîtées à l’image de siamois”.

Alexandre CorsigliaAlexandre a rejoint Nice à 18 ans pour suivre les cours d’une école de commerce, l’Edec : “La chance, ça n’existe pas, il faut savoir saisir les bonnes opportunités, forcer le destin” assure-t-il. En 3e année, le jeune étudiant part pour Londres où il travaille 6 mois dans les produits alimentaires haut-de-gamme : “C’est en découvrant l’univers de la fine food gourmet que j’ai senti qu’il y avait là un métier”. Jusqu’alors, le travail se résumait à une affaire de famille, “c’était un environnement naturel. Chez moi, Noël, ce n’était pas le sapin et les cadeaux mais les commandes, les livraisons et le souci de produire” assène Alexandre Corsiglia. A Londres, il va donc prospecter pour la marque familiale et l’accueil est enthousiaste : “Quand je voyais ces Anglais heureux de savourer nos marrons je me disais que quand même, il est plutôt doué mon papi”. C’est au contact des Britanniques qu’Alexandre Corsiglia mesure les atouts de son produit et qu’il décide de lui consacrer sa vie.

“La graine y était depuis longtemps, il manquait l’arrosoir pour la faire pousser”

“La Corse et les USA dont nous sommes revenus c’est dans l’ADN de la famille (lire également ici), note Alexandre Corsiglia. Mais avant d’être corses, nous avons des racines italiennes datées du XIIe siècle. Nos lointains ancêtres étaient des corsaires pourchassés par les Grimaldi de Monaco. Ils ont été cachés par les moines du village de Corsiglia”. Régulièrement, la famille retourne au village de San Gavinu di Fiumorbu entre Ghisonaccia et Solenzara : “J’y ai tous mes amis d’enfance, des bergers, des agriculteurs, des gens qui travaillent dans le tourisme”.
Avec le grand-père Jean-Louis, les rapports sont pudiques : “On ne se passe pas la pommade tous les matins”, reconnaît Alexandre qui ajoute : “Ma grand-mère travaille toujours et elle s’occupe de l’administratif, c’est le pire ! Ma tante Stéphanie gère les grands comptes à Paris, mon père garde un oeil sur la boutique Dromel”. Alexandre s’est fait une place au côté de Jean-Louis : la fabrication, l’export et la réflexion sur les nouveaux projets.
La maison Corsiglia, ce sont des collaborateurs “dont certains ont plus de 30 ans de métier chez nous, ce sont des piliers qui se sentent valorisés. Je pense que c’est bien une entreprise patriarcale car les exigences y sont toujours supérieures. Nous sommes exigeants car nos clients sont exigeants et chez nous, pas de story telling, notre histoire, elle est vraie”, lance Alexandre Corsiglia. L’avenir ? “On se pose des questions tous les jours sur notre futur, on passe notre temps à consolider les fondamentaux comme si nous étions une petite équipe de 10 personnes. Moi, je souhaite m’entourer de gens compétents dans leur domaine, développer et conforter les marchés”.

Le marché français “permet quelques progressions marginales” mais Alexandre préfère aussi miser sur l’export à l’instar du Japon et des Emirats : “Mon grand-père veut que nous devenions la référence du marron alors on travaille aussi beaucoup dans la recherche. Notre époque est à la limitation de la consommation de sucre alors nous réfléchissons à minimiser les apports en sucre tout en conservant la saveur et la texture de nos marrons glacés”. Un nouveau défi à relever.

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A lire

Dîners insolites, le livre Dans le cadre de MPG2019, des Dîners insolites ont été mis en scène dans tout le département des Bouches-du-Rhône. Mayalen Zubillaga et Caroline Dutrey ont mis en mots et en images ces moments rares conçus par Emmanuel Perrodin, Marie-Josée Ordener et les cuisiniers du territoire. Ce livre vous promènera dans les paysages qui ont accueilli ces moments singuliers, vous fera découvrir les recettes proposées, et vous entraînera dans l’histoire de cette aventure culinaire. Séance dédicace à Aix-en-Provence, à la librairie Goulard, à 16h (37, cours Mirabeau, 04 42 27 66 47), en présence de Mickael Féval (chef du dîner organisé à l’atelier Cézanne) et de René Berges (chef du dîner organisé au château Coussin à Trets) et de Mathias Dandine (chef du dîner organisé à la Font de Mai à Aubagne).
A Carry-le-Rouet, le dimanche à l’office de Tourisme (11-13, route bleue à Carry-le-Rouet, 04 42 13 20 36) en présence de Marie Dijon, chef du dîner organisé à la plage du Cap Rousset de Carry-le-Rouet
A La Ciotat, à la librairie au Poivre d’Ane, samedi 29 février à 17 heures (46, quai François-Mitterrand, 04 42 71 96 93), en présence de Leatitia Visse, chef du dîner organisé sur l’ascenseur à bateaux de La Ciotat.
A Tarascon, à la librairie Lettres Vives, le samedi 14 mars à 11 heures (60, rue des Halles, 04 90 91 00 10) en présence de Francis Robin, chef du dîner organisé au château de Tarascon.
A Cassis, à la librairie Préambule, le mercredi 18 mars à 16 heures (bar du XXe, 17, avenue Victor-Hugo, 04 42 01 30 83), en présence de Frédéric Charlet et Nicolas Giansily, chefs du dîner organisé à la Digue du Large à Marseille.

Marseille, une troisième boulangerie Saint-Honoré C’est le maire des 9e et 10e arr. qui l’annonce sur son compte Facebook (comme s’il y était pour quelque chose…) C’est donc au 28, bd du Cabot dans le 9e, en lieu et place de l’actuel bureau de Poste, qu’une boulangerie à l’enseigne Saint-Honoré ouvrira ses portes dans quelques mois. Elle s’ajoute à l’adresse de la rue d’Endoume (7e) et à celle du Prado (6e).

Arles 100% cacao La deuxième édition du salon Chocolat et Gourmandise se tiendra au palais des congrès d’Arles du 20 au 22 mars 2020. Chocolatiers, confiseurs, pâtissiers, boulangers, biscuitiers, fabricants de douceurs et d’épicerie fine, éditeurs et distributeurs de matériel de pâtisserie et des arts de la table… 80 exposants seront présents à la rencontre de 10 000 visiteurs espérés. L’événement aura pour parrain Cyril Lignac qui sacrifiera à une séance de dédicaces. Durant ces 3 jours, des démonstrations des chefs, des ateliers pour les enfants et animations gourmandes seront programmés.

Châteauneuf-du-Pape, la 11e édition du salon des vins « Les Printemps de Châteauneuf-du-Pape » se déroulera les 3, 4 et 5 avril 2020 à la salle Dufays de ce même village.

Marseille, Dominique et Richard vous accueillent chez Daily Cat, le nouveau lieu du snacking cool marseillais. Hot-dogs, bagels, croque-monsieurs, salades, banh-mi, panini, petits buns et sandwiches sont garnis de produits frais. Brunches le dimanche (4, place Saint-Eugène, 7e arr., infos au 06 14 75 06 76).