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Isabelle Brémond : « Provence tourisme met tout en œuvre pour l’après Covid-19 »

La directrice de Provence Tourisme, Isabelle Brémond, en charge du tourisme pour le département des Bouches-du-Rhône répond au Grand Pastis. En pleine crise sanitaire qui frappe de plein fouet l’industrie du tourisme, les équipes se sont mises en ordre de marche pour sauver une saison et des emplois menacés. Qu’adviendra-t-il des événements MPG cette année ? Que peuvent attendre les professionnels du secteur ? A quoi ressemblera le plan de relance ? La directrice avance ses pions en totale synergie avec ses confrères des autres villes du département et des autres départements français.

Isabelle Brémond

Le Grand Pastis : Comment va l’équipe et comment travaillez-vous ?
Isabelle Brémond : L’équipe compte une quarantaine de personnes et tout le monde va bien. Nous sommes tous en télétravail. Nous avons nommé 8 responsables d’activités qui, chacun, gèrent de 3 à 4 personnes. Nous nous réunissons 2 fois par semaines les mardis et jeudis matin où chacun fait le point de ses activités et nous ajustons nos activités au gré des besoins. La charge de travail est importante et tout passe par un cloud numérique.

Sur quoi travaillez-vous ?
Nous travaillons sur l’accompagnement des professionnels. Tous les membres de l’équipe contactent les professionnels dans toutes les spécialités : les offices de tourisme, les cuisiniers, domaines viticoles, les syndicats professionnels, les acteurs culturels (musées, galeries, sites). On prend des nouvelles du terrain, on fait remonter les demandes et questions du terrain. C’est un gros audit pour savoir ce que les gens attendent de nous. Tout ce travail va nous permettre d’échafauder un plan de relance du secteur.

« Cette épidémie doit marquer une frontière entre l’avant et l’après »
Isabelle Brémond

Pour l’heure, quels sont les outils que vous proposez aux professionnels du tourisme ?
Nous envoyons une newsletter par semaine bourrée d’infos utiles, avec des infos sur les bonnes pratiques, une adresse mais pour nous dire quels sont les besoins, les attentes. Nous invitons aussi le public à parcourir notre site myprovence.fr dont le contenu a été aménagé en fonction du contexte. On y retrouve des visites virtuelles de musées (fondation Vasarely, MuCem, carrières de Lumière), l’idée c’est d’être connectés chez vous. On propose aussi une kyrielle de photos historiques des Bouches-du-Rhône pour s’amuser à voir « comment c’était avant »…

Covid-19, le tourisme très durement impacté

Avec l’absence de touristes et l’annulation quotidienne des événements culturels, sportifs et d’affaires, le secteur touristique est l’un des impactés par la crise sanitaire du Covid 19. La période de février à mai représente plus d’un quart de l’activité annuelle avec une saison touristique qui démarre habituellement à Pâques (le 12 avril cette année). Ce sont ainsi près de 11 millions de nuitées qui sont en jeu. La consommation touristique intérieure, c’est-à-dire les dépenses réalisées par les touristes sur l’ensemble de l’année sont évaluées à 2,7 milliards d’euros. Si un quart d’entre elles sont perdues, les pertes s’élèvent à 675 millions d’euros. On recense quelque 28 600 emplois touristiques dans les Bouches-du-Rhône dont 25 000 pour la seule métropole (allant de 20 000 emplois en hiver à 38 000 au plus fort de la saison). La moitié de ces emplois sont occupés dans l’hébergement et la restauration. La taxe de séjour collectée dans le département en 2019 s’élève à 11 millions d’euros. Le manque à percevoir sur la période est évalué à plus de 2,7 millions d’euros.

Les événements MPG vont-ils reprendre ?
Absolument. La période que nous traversons avait prévu très peu d’évenements, le gros de la programmation débutera en juillet avec les Dîners insolites. L’essentiel de la programmation qui débutera à la rentrée sera repensé de façon à ce que MPG irrigue tous les secteurs et confirma sa vocation solidaire. On va disséminer des événements partout dans le département pour que les retombées économiques bénéficient à tout le monde, on va plus encore faire travailler nos restaurants, le festival pizzas, le grand cours de cuisine seront maintenus. Je le répète, il faut que tout le département soit irrigué par l’événement.

Quels enseignements tirés de MPG2019 bénéficieront à la période que nous traversons ?
Les trois temps forts liés à l’attractivité du territoire doivent servir de fil conducteur à notre action. La gastronomie rayonne, elle est un élément d’attractivité de notre territoire. La fête c’est dans notre ADN, elle nous incite à partager l’espace public et naturel. La solidarité sous-tend les questions du développement durable, des circuits courts, la qualité de la production et l’essor du bio. Nous allons travailler sur ces trois axes. Nous voulons inciter à consommer local.

Comment vous joindre ?
Notre cellule est à la disposition des professionnels du tourisme et des Provençaux. Retrouvez-nous sur les sites MPGastronomie et Myprovence. Nous disposons de comptes Facebook, Instagram et Twitter ainsi qu’une ligne téléphonique : 04 91 13 84 13.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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