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Alisée et Edgar Bosquez ouvriront Ekume, rue Sainte, en mai

Edgar et Alizée Bosquez ont racheté le Caroussel, restaurant de la rue Sainte fondé par l’équipe de la Ruche. Après quelques  jours de transformations, ils espèrent accueillir leurs premiers clients le 17 mai prochain. Un petit événement et une excellente nouvelle pour le paysage marseillais qui s’enrichit d’une belle pointure. « Ce resto, c’est un moyen de rendre hommage à cette ville qui nous a accueillis », assure Alisée Bosquez. Le couple conserve le comptoir, a retravaillé la peinture et acheté quelques nouvelles pièces de mobilier. L’Ekume sera ouvert midi et soir et sera « vivant et chaleureux, dixit Edgar. On veut un truc vivant et chaleureux, ce sera un gastro sans chichi et orienté mer. Je me suis toujours dit qu’un jour je balaierai les contraintes des étoiles, on fera dans l’esprit bistronomique ».

Edgar Bosquez

Ce sera son premier restaurant, l’étape marseillaise du parcours d’un chef né au Panama , il y a 34 ans. Edgar Bosquez est venu en France par hasard, sur l’insistance de sa cousine qui voulait y apprendre la cuisine. Alors en fac d’ingénieur, Edgar décide de passer 3 mois dans l’hexagone pour y apprendre le français. « Lorsque je suis arrivé à Montpellier, j’ai été ébahi par le mode de vie et la culture français, je ne suis plus reparti » confesse-t-il dans un français parfait. Edgar s’est inscrit à l’institut Paul Bocuse d’Ecully et « là, je suis entré dans le concret ». L’élève donne satisfaction, il sera embauché ensuite au restaurant de Collonges-au-Mont-d’Or ; il y passera un an. Les années lyonnaises seront celles de la rencontre avec Alysée avec qui Edgar se marie. Cette dernière veut bouger, partir travailler à l’étranger  ; le jeune couple va donc s’installer à Panama city et Edgar rejoint la brigade d’un chef français. Las, l’éloignement de la famille pour l’une et du milieu de la cuisine hexagonal, pour l’autre, incitent le couple à revenir à Lyon.

« Je crois beaucoup au destin et quand on lit notre parcours de vie, on comprend pourquoi tout ceci nous a conduits ici »

Edgar Bosquez

En septembre 2011, Alysée rejoint le chocolatier Bernachon ; Edgar bosse pour le Mof Joseph Viola, renouant avec l’univers de la cuisine canaille, des pâtés, jus et sauces pendant 2 ans. Le couple a la bougeotte, part chez Alain Senderens, à Paris, où Edgar côtoie « des gens en cuisine très affirmés et plus le temps passait plus j’avais la niaque ». La rencontre avec Julien Dumas au Lucas Carton sera marquée par la cuisine spontanée d’un chef influencé par Jean-François Piège et la Bretagne. L’aventure dure 7 ans au terme desquels, Bosquez rejoint Thibault Sombardier : – J’ai eu une relation humaine forte pendant 3 ans avec lui. Sa cuisine m’a aidé à affirmer mon identité ; il me laissait très libre et il y avait une bonne dynamique ».
La parenthèse Covid passée, le couple décide de fonder son propre restaurant et rejoint le Sud. « J’ai signé un CDI chez Passédat et on en a profité pour se lancer dans la recherche d’un fonds à la vente. Le passage au Petit-Nice a duré de juin à décembre ». Direction ensuite, Gémenos chez Mathias Dandine « où je me suis senti très bien ».

« La mer éloigne des territoires et rapproche des vies »

La recherche a fini par payer, le couple savoure sa vie marseillaise et décide de s’arrimer rue Sainte : – Ici, c’est mon premier resto, je veux qu’il me ressemble, sincère, humble, et autour d’un plat il y aura beaucoup plus de choses qui vont se passer… Chaque assiette transmettra la valeur des choses ». Bosquez promet de travailler le poisson, souvent cru, twisté par quelques condiments exotiques, imaginer une bouillabaisse, et « croiser les cultures parce qu’il y a un peu de tout à Marseille ». Jamais en reste d’une bonne formule, le cuisinier l’assure, « je suis en quête d’âme, je veux de l’âme en tout ». Ouverture espérée, le 17 mai.

L’Ekume, 139, rue Sainte, Marseille 7e arr. ; 04 91 73 46 91. Menus 29, 43 et 59 € ; bouillabaisse sur commande.

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Paris

Championnats de France de Pizza. Le ridicule ne tue pas, pour preuve, ce énième concours pompeusement qualifié de « championnat de France de la pizza ». Alors sachez que sa 18e édition sera organisée par l’Association des Pizzerias françaises et se tiendra les 13 et 14 mars sur le salon Parizza. Sur les 400 candidats qui s’étaient portés candidats, 130 d’entre-eux ont été retenus lors des étapes régionales du France Pizza Tour. Les 13 et 14 mars donc, les 130 concurrents se mesureront tout au long de 6 épreuves (pizza classique, «pizza a due», rapidité) dont certaines s’apparentent aux jeux du cirque (pizza la plus large, pizza dessert et pizza acrobatique). Les candidats des Bouches-du-Rhône sont : Kévin Vernet de Gardanne (Pizzeria Il Grano ), Jean-François Cortez des Pennes-Mirabeau (Capo Pizzeria), Guillaume Martinez d’Allauch (Pizza Lea), Lucas Palazzo d’Aix-en-Provence (Chez Ratatouille), Mathieu Boisseau de Plan de Cuques (Pizzeria da Matteo), Laurent Pavia de Marignane (Les 3 M) et Yvan Cotta de Saint-Victoret (Allô Pizza).

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► Rencontres des Cuisines africaines En 2020, à l’occasion de la Saison Africa2020, la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), les Grandes Tables-I.C.I et Chefs In Africa se sont réunis pour organiser des rendez-vous culinaires et artistiques à Calais, Tours, Dijon, Clermont-Ferrand et Marseille. Les événements des Cuisines africaines ont permis de questionner et explorer les identités culinaires de tout un continent. Au cours des quatre dernières années, de nombreux projets ont été entrepris pour poursuivre cette démarche : la publication d’un numéro de la revue Papilles, intitulé Stirring the Pot, Les Cuisines Africaines, l’organisation de tables rondes, des participations à des festivals (Village international de la gastronomie, Omnivore, …) et des actions développées dans plusieurs territoires d’Afrique. En 2024, les Rencontres des Cuisines africaines rassembleront, pour une première édition, plus de 70 acteurs et actrices culinaires d’Afrique et de ses diasporas afin d’explorer les identités des cuisines africaines, célébrer leur richesse et développer des synergies communes. Au programme : des tables rondes explorant les grands enjeux des cuisines africaines, des ateliers pour découvrir et échanger, des entretiens avec des personnalités et des démonstrations culinaires autour de produits phares.
• Les Rencontres des Cuisines Africaines, les 1 et 2 mars 2024 à la Friche de la Belle de Mai à Marseille.