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Edouard Mireur, nouveau patron de la cave “le Chicoulon” rue Grignan

Tous les chemins ramènent à Marseille. Une devise qu’adopterait bien volontiers Edouard Mireur, jeune marseillais de 31 ans qui inaugurera, le 20 avril prochain, le Chicoulon, l’ancienne Cave de Grignan dans la rue éponyme. “Je suis un marseillais de souche”, prévient le jeune commerçant, originaire du quartier du Roucas-Blanc. “J’ai Marseille dans la peau, j’avais un réel besoin de revenir y vivre, pour le climat bien sûr et puis, après 7 années de vie parisienne, j’en avais assez” confesse-t-il.
Edouard MireurEnvie d’indépendance, de s’exprimer dans son métier, d’exercer ses goûts… Edouard Mireur voulait monter sa cave et nulle part ailleurs qu’à Marseille il n’aurait voulu donner vie à ce rêve. “J’ai appelé cette cave le chicoulon en hommage à ma grand-mère qui parlait ainsi des fonds de verre en provençal. Tiens, viens boire un chicoulon”, disait-elle souvent, ça voulait dire, “Tiens, viens boire une gorgée ou deux”. Ce mot raconte bien l’esprit familial et chaleureux que je souhaite insuffler à cet endroit. J’ai une vision simple, une approche décomplexée du vin et veux faire tomber les barrières qui se sont montées au fils des ans entre ceux qui pensent savoir le vin et les autres”.
Souhaitant séduire un public jeune, des trentenaires, quadras et quincas évoluant dans le quartier, Edouard Mireur veut parler à ses “semblables”. “Il y aura une gamme hyper pointue avec une sélection de jolis bourgognes et des quilles pour l’apéro pour des gens qui ne veulent pas se prendre la tête”.  Fanny, la soeur d’Edouard, sera de la partie : “Elle s’est greffée à l’aventure, le projet lui a beaucoup plu et comme je m’entends très bien ma soeur, je trouvais cohérent qu’on travaille ensemble, ça souligne encore le caractère familial du Chicoulon”. Edouard en cave, Fanny en cuisine. Cette dernière proposera chaque jour, deux entrées, deux plats, des blanquettes, des gratins, des salades travaillées et un charriot de desserts. “On mettra l’accent sur de bons produits à l’image du boudin noir de Christian Parra chez Anne Rozès” souligne Mireur non sans gourmandise. Quant à l’essor de la rue Grignan et aux commerces à l’égal du sien qui s’y sont ouverts, Edouard Mireur affirme avoir “une vision saine de la concurrence. Finalement, je suis heureux de voir s’ouvrir à côté de chez moi de nouveaux magasins, c’est encourageant, ça prouve que le quartier est en bonne santé”. Ouverture annoncée le 20 avril.

Le Chicoulon, 59, rue Grignan, Marseille 6e arr. ; infos au 04 91 33 46 59.
Du mar au ven, 10h – 20h. Sam, 10h30 à 13h et de 16h à 20h. La table du lun au ven.

Retour à la case Marseille. DUT de gestion décroché à Saint-Jérôme, Mireur nourrissait une passion pour l’import-export née de son intérêt déjà pour le monde du vin. “J’ai vécu un an à Newcastle en Angleterre où j’ai eu mon bachelor import-export ; je suis ensuite parti à Melbourne et ai atterri à Paris pour y passer un master en 2 ans” raconte-t-il. Edouard Mireur s’est plu à Paris et son entrée en stage au sein du Groupe Alain Ducasse, pour travailler aux cotés de Gérard Margeon, le chef sommelier du groupe, le conforte dans sa passion pour le vin… “Ensuite, j’ai eu une opportunité chez France Boissons avec un porte-feuille haut de gamme. J’ai travaillé avec de grandes enseignes et des beaux noms” se remémore-t-il.

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En bref

Le grand marché de la friche sera poulpesque A chaque nouvelle saison, les grands marchés mettent en vedette un produit et le lundi 7 octobre, pour la session d’automne, le poulpe fera l’objet de toutes les attentions. Ce soir-là, 40 producteurs de la région seront présents (fruits et légumes d’automne, des fromagers, viande de volaille et de bœuf, du vin et du pain, des épices et des infusions, des herbes aromatiques ainsi que du poulpe frais, séché, fumé, en conserve…)
En cuisine, Philippe Ivanez (Les Jnoun Factory / Gargantuart) cuisinier, artiste, plasticien et photographe fera chanter les supions, encornets, seiches sur sa plancha accompagnés de panisses frites nappées de black (encre de seiche, wasabi) ou orange mayo (paprika basque fumé). La brigade des grandes Tables préparera une marmite de daube de poulpe, pour rassasier les plus affamés. Au four à bois, une pizza de la mer. Au micro de Pierre Psaltis (Le Grand Pastis) et Jonah Senouillet (Radio Grenouille), on examinera le poulpe avec passion aux côtés d’invités et experts qui se succéderont à table de 18h à 20h. De 20h15 à 21h30, place au solo poulpesque et psychédélique de LpLpo, créature énigmatique qui se nourrit de courant électrique et de sons cabalistiques. Sans oublier la plongée sous-marine et lunaire avec les photos de Denis Cartet. Toutes les infos ici.

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