Vins rosés, vins d'été

iKon rosé 2016, le vin icône d’Enzo Fayard

Enzo FayardA l’orée de l’an 1000, les moines de l’abbaye de Saint-Victor avaient choisi ce terroir argilo-calcaire pour y produire du vin. Quelque 999 années plus tard, le jeune Enzo Fayard, 21 ans à peine, rachetait le domaine, depuis baptisé Hermitage Saint-Martin. Une continuité presqu’évidente en dépit de l’incroyable jeune âge de l’acheteur, fils de vignerons émérites, Jean-Pierre et Brigitte Fayard, propriétaires du château Sainte-Marguerite. Revenons-en au château Hermitage Saint-Martin, un vignoble en forme de cirque protégé par une armée de pins maritimes et d’oliviers, au bout d’un chemin perdu. Sur 17 hectares en appellation Côtes-de-Provence, on pratique l’agriculture biologique. Aux termes de volumes et quantités, Enzo préfère ceux d’agriculture à taille humaine, faite pour donner du plaisir et provoquer l’émotion. Sur ce terroir de Cuers, chaque parcelle est cultivée avec exigence, on vendange de nuit, les jus sont choyés et embouteillés avec soin. La gamme iKon raconte la personnalité de ce vigneron bientôt quadra, généreux, au caractère bien trempé. C’est un vin de bon vivant, un rosé gouleyant fruit d’un assemblage grenache-cinsault aux proportions variables au fil des  millésimes. Ses arômes appuyés en font un vin d’apéritif classieux ; il accompagnera également les crustacés (homard, langouste) et les plats puissants comme la bouillabaisse. On le servira à 10°C sur des mets issus du répertoire gastronomique provençal, du tian d’aubergines à la ratatouille en passant par les beignets de fleurs d’aubergine.

Château Hermitage Saint-Martin, 83390 Cuers. Cuvée Ikon, rosé 2016, de 18 € les 75 cl chez les cavistes. Infos au 04 94 00 44 44.

[Du bio au vegan]

Les vins d’Enzo Fayard portent tous la même signature identifiable, basée sur une solide connaissance de la tradition associée à l’envie de vivre son époque. Le vigneron a fait le choix de se tourner vers l’agriculture biologique en 2003, puis de produire des vins « Vegan » en 2015, garantis sans intrants d’origine animale. Car saviez-vous qu’on utilise le blanc d’oeuf, la caséine de lait ou encore la gélatine fabriquée à base de porc ou de p o i s s o n dans l’élaboration du vin ? Autant de produits traditionnellement utilisés lors du collage, opération qui permet de clarifier le vin. Pour cet étape, qui intervient avant la mise en bouteille, Enzo Fayard préfère la protéine de pois, remplaçant ainsi les gélatines.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.