Magazine

Eric Maillet, son premier restaurant s’appelle Cédrat

Eric MailletLe Cédrat arrive à maturité, le nouveau restaurant d’Eric Maillet ouvrira ses portes courant octobre suscitant, sinon de l’impatience, au moins de la curiosité dans tout le centre-ville. “J’ai trouvé ce restaurant comme je le voulais, pas trop grand, soit 80-90 m2, en pleine-ville, avec, surtout, un extérieur, explique le jeune entrepreneur de 26 ans. La première visite a été la bonne” sourit Maillet. Les travaux ont commencé en août, “en plein période de vacances suscitant les retards qu’on imagine” glisse le jeune cuisinier.
Le fils de Denis Maillet a toujours vu son papa cuisiner : “Lorsque j’avais 5 ans, je grattais mon père pour travailler avec lui dans les cuisines du Petit-Nice, sourit Eric Maillet. Ça m’a toujours plu, il a été mon modèle… Même à la maison lorsqu’il ne travaillait pas, il cuisinait encore”. Connaissant les vicissitudes du métier, il était normal que le papa maîtrisât les ardeurs de son fils : “Il m’a demandé de beaucoup réfléchir, et m’a mis en garde en me rappelant que c’est un métier dur, exigeant des sacrifices et chronophage mais il ne m’a jamais rien interdit”, poursuit Eric Maillet.

“Mon restaurant s’appelle Cédrat parce que j’adore les agrumes, j’en utilise beaucoup dans ma cuisine. Au fond du jardin de mon grand-père, il y avait deux cédrats auxquels il tenait beaucoup… C’est une façon de l’avoir avec moi. Et puis c’est un mot court, joli qui me parle et chante bien”
Fidèle à son apprentissage professionnel, Eric Maillet a composé une carte “méditerranéenne avec des produits d’ici et les petits producteurs avec qui je travaillerai en direct”, Maillet assurant que le rapport humain prime avant tout le reste. Des agneaux de Camargue, les légumes de Martine Tardieu (du Goût dans mon Panier), les huiles d’olives de Xavier Alazard et les herbes d’Alexandre Troupel figureront donc en première ligne. “Je ne proposerai pas des produits de luxe, je recherche d’abord la fraîcheur et la qualité et je travaillerai des produits simples avec autant de soin qu’un produit noble”, détaille le cuisinier qui a fait appel à un second et deux effectifs pour la salle. Confiant regretter de n’avoir pas appris le métier aux côtés de Michel Troigros, Pascal Barbot et Michel Bras, Eric Maillet parle de Gérald Passédat avec gratitude car “il m’a toujours fait confiance”. Aujourd’hui Eric Maillet confie une “grande envie de [se] lâcher enfin. Je vais faire ma cuisine, travailler pour faire plaisir aux clients et à moi-même ; il n’y a que ça qui compte”… Ça promet !

Cédrat, 81, rue Breteuil, Marseille 6e arr. Déjeuner aux environs de 30 € et dîner aux environs de 40 €. Ouverture deuxième quinzaine d’octobre 2018.

Formation classique et rêve chevillé au corps

Eric MailletLe parcours a été classique : 2 années à l’école hôtelière de Bonneveine en BEP et 2 années encore bac pro en alternance au Petit-Nice : “Mais papa n’a pas voulu que je travaille avec lui ; il m’a confié à Philippe Moreno son sous-chef et c’est lui qui m’a tout appris”. L’expérience durera 5 ans, suivront 6 mois encore au Mucem avant de partir à San Francisco : “J’ai été accueilli dans un restaurant français à la carte ultra classique à la façon Bocuse, raconte Eric Maillet. J’ai adoré cette ville et ai aimé la vie que je menais là-bas mais je n’y ai passé que 4 mois, rien ne m’engageant à y rester plus”. A son retour en France, Maillet junior travaille avec un chef privé pour une grosse fortune en vacances à Saint-Tropez, et confie y avoir appris “une foule de choses”. Avec l’ouverture du restaurant Albertine aux Docks en 2016, Eric Maillet accède pour la première fois au poste de chef, conscient de la charge et des responsabilités nouvelles qui lui échoient. Mais l’idée d’avoir son propre restaurant ne le quitte pas et deux ans plus tard, le rêve prend le nom de Cédrat.

2 commentaires

Cliquer ici pour écrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

En bref

Sentier viticole et panoramique de Rasteau le vendredi 21 juin. Départ à 10h depuis la place du village devant l’office Rasteau Bienvenue, pour une balade accompagnée sur le sentier viticole et panoramique. Ce parcours de 2,7 km (3,5 km avec la variante) est une invitation à la découverte du patrimoine exceptionnel de Rasteau et de son vignoble. Infos au 04 90 46 18 73

Musée de l’Huile d’olive au domaine de la Royère Le domaine de La Royère situé à Oppède, au cœur de l’appellation Luberon, inaugure son musée de l’Huile d’olive le vendredi 21 juin. De la cueillette à la fabrication, des anciennes presses aux techniques d’aujourd’hui, le musée oléicole propose aux visiteurs un véritable voyage autour de ce produit-clef de la cuisine méditerranéenne. L’histoire, la fabrication et l’utilisation de l’huile d’olive à travers le temps y sont décortiqués. Infos au 06 11 28 90 00 (ouvert tous les jours de 9h à 18h, visites guidées en français et en anglais sur réservation).


Abonnez-vous à notre newsletter