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Gault et Millau 2017, le palmarès en Paca

Le contenu du guide Gault et Millau millésime 2017 a été dévoilé ce 19 octobre. A l’égal du guide Michelin, les commentaires et distinctions décernés par la bible jaune, de plus en plus distancée par le guide du Fooding, reste un moment fort de l’année gastronomique. Dans la région Provence Alpes, Côte-d’Azur, le Grand de demain est Mathieu Desmarest (La Vieille Fontaine à Avignon, lire ici). Dans cette nouvelle édition, on retrouve 3 820 tables (dont 1 000 nouvelles adresses), 300 jeunes cuisiniers et 2 500 tables.

A Marseille, le guide distingue 3 « Jeunes Talents »
 Pour Coline Faulquier (La Pergola, Marseille 2e arr.), le guide écrit : « Pour Coline Faulquier, finaliste de la dernière saison de Top Chef, l’effet médiatique est décoiffant. Dans un quartier excentré, elle s’offre ainsi le « luxe » avec Julien Costa d’investir, au fond d’une cour, un ancien atelier de fabrication de billards. Et manifestement les Marseillais s’y pressent ! »
 Ippei Uemura (Tabi no Yume, Marseille 8e arr.) : « Ippei Uemura, jeune cuisinier japonais, a enseigné la culture culinaire de son pays avant d’ouvrir son propre restaurant où il démontre une énorme exigence du produit et une grande finesse dans ses compositions. » 
 Noël Baudrand (le Relais 50, Marseille 2e arr.) : « C’est Noël Baudrand, ex-Bras, Ducasse, Portos, ex-second au Saint-James, qui prend la relève de cette maison, avec autorité. La carte fait de belles envolées tout en contrôlant la réalisation, mélange de séduction et de saveurs méditerranéennes. « 

Gault-MillauDu côté des Grandes Toques
 Passage de 19 à 19,5/20 pour Arnaud Donckele, Résidence de la Pinède – La Vague d’Or (Saint-Tropez) : « D’un plat, il fait une oeuvre ; dans cette démarche légèrement gagnairienne du tout-en-un, Arnaud Donckele puise dans l’enfance, la nôtre comme la sienne, dans l’origine du monde, dans la genèse des sens, cette transcendance panoramique ajoutant au passage hommages et contributions à la grande cuisine française, dont il explore les richesses »

Il passe de 3 à 4 toques
 AM par Alexandre Mazzia (Marseille 8e arr.) : « Le secteur de la restauration marseillaise n’a jamais été aussi dynamique et Alexandre Mazzia en est aujourd’hui l’un des principaux moteurs, presque un chef de file. Lauréat de la Dotation Gault&Millau pour les Jeunes Talents, Grand de demain, il est à l’évidence l’un des cuisiniers avec lesquels il faudra compter pendant les prochaines décennies »

4 toques et la note de 17/20
 Villa Archange (Le Cannet, 06) : « Alors certes les préparations ne sont ni surprenantes, ni particulièrement épurées mais ce plaisir d’un beau turbot à l’arête ou d’un jarret de veau confit 24h vaut bien le retour des quatre toques pour Bruno Oger, un cuisinier discret qui continue à nous enchanter ».
 Champ des Lunes (Lauris, 84) : « Quel coup d’éclat il nous a fait cette année ! Jérôme Faure frappe fort : le bistrot à deux toques, et le gastro qui prend les quatre toques dès la première année, cela valait la peine de descendre les pentes du Vercors pour trouver le soleil du Luberon ».

Guide Gault et Millau 2017, 30 € en vente dès le 20 octobre.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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