Magazine

La Table de Ventabren : Dan Bessoudo, se livre en quelques mots

La Table de Ventabren est née en 2004 ; maison de village à ses premières heures, le restaurant a commencé à tutoyer les étoiles lorsque le guide Michelin lui en a octroyé une en 2008 (lire ici). Dan Bessoudo est un témoin, rares sont les cuisiniers qui ont appris le métier aux côtés d’Alain Soliverès, Guy Savoy ou Claude Imbert. Des tuteurs à l’envergure nationale, des passages remarqués à l’international, Bessoudo a occupé le poste de second à l’Opera Källeren à Stockholm, la table de prédilection de la famille royale suédoise, et un ancrage toujours provençal pour ce cuisinier natif de Toulon. Libre dans sa tête et dans sa vie, Bessoudo ne ressemble pas à ses coreligionnaires et c’est ça qui est vachement intéressant…

dan-bessoudo-ventabrenDan Bessoudo en 3 mots…
Passion, amour et rock’n roll

Bessoudo, plutôt viande ou poisson ?
Plutôt viande, et saignante s’il vous plaît.

Si vous étiez un vin, vous seriez AOP, IGP ou vin de table ?
Vin de table sans hésiter pour la liberté d’expression, la liberté de proposer à sa façon, sans  cahier des charges, mis à part celui qui conduit à la meilleure des qualités que nous souhaitons présenter.

Votre vin est rouge, blanc ou rosé ?
Ca dépend des moments. le rosé est incontournable, mais à la seule condition que les embruns marins viennent flirter avec le bout de mon nez. Le blanc pour un repas galant. Le rouge pour en parler.

Avec qui Bessoudo va-t-il au resto ?
Ne soyez pas tristes mais j’y vais souvent seul, j’aime observer sans aucun voyeurisme de ma part. Sinon, déjeuner ou dîner avec une bonne amie et en profiter pour  me confier, ça, ça me plaît énormément. Les femmes savent écouter les hommes, c’est une de leurs grandes qualités.

Dan Bessoudo plutôt bistrot ou gastro ?
Difficile de répondre… Mais gastro reste un excellent compromis entre déguster les propositions des autres chefs pour faire un point sur soi, et se laisser emporter dans ce qui a fait le choix de votre métier.

Votre prochain road trip ?
Tel Aviv/Jérusalem/Mer morte. Pas mal, non… ?! Energie, spiritualité, et relaxation. What else ?!

C’est votre dernière heure, vous mangez quoi ?
Une salade verte avec assaisonnement bien évidemment, afin d’être très léger pour mieux monter là-haut au-dessus des nuages, et embrasser ceux que je vais rejoindre et que j’aime depuis toujours.

Quel(s) chef(s) pour vous scotcher ?
A Marseille, je dirais Alexandre Mazzia pour sa cuisine osée aux frontières repoussées. A Copenhague, il y a Rasmus Kofoed du restaurant Geranium ; une bête de concours, trois Bocuse Or, argent et bronze. Un monstre, un extra-terrestre, une idole. Ce chef est la définition même de la détermination. Quand même ! Ils sont bons ces scandinaves. Je le sais car j’ai eu la chance d’y vivre  5 ans.

Votre livre de chevet ?
Pas très intello mais si beau : “L’art du design” (Citadelles et Mazendo). J’aime la beauté et la créativité.

Pour séduire, vous cuisinez quoi ?
Beaucoup de légumes, salades, fruits, des langoustines. Tout le répertoire healthy ! La délicatesse tout en finesse.

Les modes qui vous exaspèrent…
Je suis absolument ouvert à tout. Mais j’ai une petite inquiétude sur l’essor du tatouage. Beaucoup de mes amis en ont, et ça ne me dérange vraiment pas. Cependant, je reste persuadé qu’un effet de mode existe bien aussi dans ce domaine, pas pour tous ok, mais bon… N’oublions pas que c’est indélébile, à moins de se retrouver avec une cicatrice boursoufflée. Une fringue passée de mode, vous l’offrez à une institution caritative qui aide les autres, un tatouage c’est à vie. Alors faites gaffe ! (rires)

Un cadeau pour Bessoudo ce serait…
Un beau “Je t’aime”

Bessoudo a-t-il des potes cuistots ?
Oui bien sûr, et ils sont très sympas, vraiment très sympas.

Le Grand Pastis, vous connaissez ?
Bien évidemment, je lui ai même dit sur les réseaux, il y a quelques mois, que la qualité de ses photos était superbe. Et en ce qui concerne l’auteur, sa plume sait parler avec franchise, respect du bon, du beau, mais aussi du simple et dans toute sa splendeur. Un mec d’ici qui fait avancer les choses qu’on aime.

En bref

Présentation des cuvées officielles du 73e festival d’Avignon Le 5 mai dernier, trois cuvées du cru Vacqueyras ont été élues pour accompagner la 73e édition du festival d’Avignon. Sélectionnées par un jury composé de professionnels, des membres du festival et d’amateurs, ces cuvées symbolisent la 21e année de partenariat entre l’appellation et le festival. Les trois cuvées lauréates sont : le domaine Bois d’Arlène (l’Orée du Bois, blanc 2018), le château de Montmirail (cuvée de l’Ermite, rouge 2017) et la Garrigue (rosé 2018).

Vendredi 28 juin à partir de 18h et pour la 1ère fois, l’appellation Ventoux organise un événement festif à l’Hôtel Dieu de Carpentras. La soirée est confiée à Breakbot pour son univers musical très dansant qui oscille entre disco, funk et musique électro. Cette programmation musicale sera enrichie par Guillaume Heredia, artiste local avec son projet “Palavas”. Infos au 04 90 63 36 50.

3e Rosé Party ! Vendredi 28 juin, à partir de 19h30, les vignerons de Demazet Vignobles à Morières les Avignon fêtent le début de l’été en organisant leur 3e Rosé Party avec concert live et DJ Set, restauration sur place et soirée dansante. Infos au 04 90 22 65 62.

La cave de Bonnieux en mode rosé. Comme chaque année depuis 7 ans, la cave de Bonnieux fête ses rosés dans une ambiance jazz au coeur du Luberon. Doyenne des caves coopératives du Vaucluse, la cave de Bonnieux, du haut de ses 90 ans, conforte au fil des ans la même passion de ses vignerons et la même envie de proposer des vins de qualité. Ne manquez pas le petit marché paysan et sa dizaine d’étals dressés juste devant le magasin de vente tous les mercredis matin jusqu’à la fin septembre (fruits et légumes de pays, fromages, pain, miels, huile d’olive, épices et conserves artisanales).  Infos au 04 90 75 80 03.

 

Abonnez-vous à notre newsletter