Restaurants en Provence

Une soirée chez Jeannot au Vallon des Auffes

pizzeria-chez-jeannotAlphonse Mounier, que le Vallon avait rebaptisé Fonfon, et son cousin Jeannot se disaient bonjour par la fenêtre chaque matin. Tantôt l’un, tantôt l’autre, parcourait les quelques mètres qui séparaient le temple de la bouillabaisse du panthéon de la pizza, pour s’embrasser. Alexandre et Peggy Pinna, neveux de feu Alphonse, ont racheté la pizzéria pour la garder dans le giron familial. Chez eux, on défend la tradition. La bouillabaisse dans une ambiance raffinée sur une rive du port, la pizza et les supions dans une déco sixties en face. Chez Jeannot, on continue à servir des pizze (aux gros anchois de Cantabrie, aux aubergines confites-parmesan et roquette, à l’emmental-jambon de Parme Levoni et stracciatella sortie du four) mais c’est sur la carte des viandes qu’il faudra s’attarder. Préparées sur place par deux bouchers auréolés du titre de Meilleurs Ouvriers de France boucherie, les artisans proposent un boeuf d’origine Limousin revendiquée. Le Belino, de fines tranches de viande roulées aux cèpes et brousse présentées en brochettes au foie gras se résume en un mot : exceptionnel. Les chairs d’une extrême tendreté invitent à la gourmandise tout comme le « patapouf » du Vallon, 300g de viande grossièrement hachée aux figues et noix-rôtis au four en crépine. Magique. On aurait pu choisir une écrasée de pommes de terre ou des frites pour accompagner ces viandes rares mais la salade était tentante. Le mélange de jeunes pousses est « coiffé » de quelques tagliatelles de carottes râpées, arrosé d’une vinaigrette aillée et très équilibrée. Crumble aux pommes, castel, tarte au citron… les classiques pâtissiers signés de l’ami de la maison, le traiteur Marrou, trouvent tout naturellement leur place. D’autres vous auraient parlé des pâtes, des moules gratinées, des seiches à la plancha mais c’eut été trop convenu. Alors faut-il y aller ? Oui pour goûter ce Belino, un miracle à lui tout seul.

Chez Jeannot, 29, Vallon des Auffes, 7e arr. Résas au 04 91 52 11 28. Pizzas de 13 à 18 euros.
Plats 15 à 22 euros. Saucisse italienne 16 euros, brochette d’agneau 19 euros, Belino 19 euros. Desserts 7 euros.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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