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Deux hôtels, un restaurant, un concept-store et un jardin… La Maison Montgrand ouvre grand ses portes

Le Jardin Montgrand n’est plus, vive la Maison Montgrand. Suite logique donnée à cet innovant concept store dans la rue éponyme, la Maison Montgrand est la nouvelle aventure lifestyle qui fait parler le centre-ville. A la direction de ce nouveau concept hôtelier, Gersende Gueit, la directrice, Loïc Fauchille, ancien directeur du Sofitel Marseille Vieux-Port. « Les deux hôtels de la rue, aux numéros 50 et 60 ont été rachetés et transformés en boutique hôtels 3 étoiles en mode design » explique Gersende Gueit. Trente-sept chambres en tout confiées à Fanny François de l’Atelier du Rouet. Le Jardin Montgrand évolue, sa fondatrice Alice Honoré ayant confié son « bébé » à la nouvelle équipe dont les investissements dépassent « quelques millions d’euros » selon certains proches de l’affaire.
La Maison Montgrand« Nous avons aménagé une salle de séminaire qui peut accueillir jusqu’à 50 personnes selon sa configuration, détaille Gersende. Le concept-store demeure autour de marques marseillaises et provençales comme Lothantique, Un été en vacances et les vins IGP Méditerranée ». Tout en évoluant dans les salons de cet hôtel particulier qui connut ses heures de gloire au XIXe siècle, la directrice pointe du doigt une salle moulurée : « Ici, ce sera le dressing avec des accessoires, des maillots de bain, ce seront les colocataires de la maison et là-bas, ce sera la salle de bien et de beauté avec My Coach et des machines Powerplate. Il y aura des prestations de coaching personnalisé et des consultations avec une diététicienne »… Du bien-être, de la santé, de la beauté avec un bar à ongles et à coiffure… Tout ce que les résidents d’un hôtel, fussent-ils à Marseille pour le travail ou les loisirs, peuvent attendre comme prestations.

la Maison MontgrandShow cooking au restaurant
Le restaurant sera conduit par Johanna Pariente qui sera assistée de Julien Gandoulphe, ex-Ducasse au Louis XV pendant 4 ans. « Ils se complètent bien entre technique et création », analyse Gersende. A midi, la carte réduite, composée de produits frais, remise fréquemment à jour, aura pour vocation de séduire la clientèle riveraine. Le soir, des assiettes autour du brasero (brochettes de la mer ou volaille), des légumes grillés compléteront l’offre : « L’idée, c’est de proposer un showcooking en direct et animer le service avec des additions sages, il n’est pas question de décourager les clients avec des tarifs délirants » promet Gersende Gueit. Pour ceux qui le souhaitent, la directrice laissera les clefs de la maison à tous ceux qui souhaitent privatiser le lieu : « une pièce, un moment, le jardin… chacun pourra privatiser la Maison en fonction de ses besoins » dit-elle.

En tout, une équipe d’une vingtaine de personnes, extras compris, est d’ores et déjà sur le pied de guerre pour faire tourner cet hôtel d’un nouveau genre. Les Bricoleurs de Douceurs, les glaces Emki Pop, présents ici dès la première heure, restent dans l’aventure. Des tarifs mesurés, une offre cohérente, des professionnels à la barre, la Maison Montgrand peut regarder l’avenir avec optimisme.

La Maison Montgrand, 35, rue Montgrand, Marseille 6e arr. ; infos au 04 91 00 35 21.
Restaurant, formules déjeuner 18, 19, 20 et 25 €.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.