Magazine

Le Repaire, nouveau place to be pour amateurs d’ambiance marine

le RepaireTu as aimé la Poissonnerie ? Tu raffoleras du Repaire. On ne change pas une équipe qui gagne et voilà tous les potes du 85, bd Bompard jetant leurs filets sur ce local hautement symbolique du périmètre Saint-Victor… « Nous nous sommes installés dans ce local où, autrefois, les ateliers Carbonel exposaient leurs crèches, raconte Olivier. L’adresse de Bompard ne sera plus ouverte au public, elle nous servira de local en complément de l’espace dont on dispose ici », poursuit l’ex-écailler itinérant qui posait ses étals un peu partout en ville.

Le Repaire est présenté comme un bar à huîtres où l’équipe ne servira « que du cru » : « On a sélectionné des huîtres de Charentes n°3, des crevettes sauvages de Madagascar calibre 20/30 » énumère Olivier. C’est le grand Vincent Seddio, dit Vicenzo, ancien cuisinier des Flots Bleus et du Café Sainte, qui fera vivre les cuisines au fil de semaines : à la carte, des ceviche, une salade de poulpe bien sûr, une bruschetta marseillaise (des filets de sardine-tapenade-compotée de poivron sur une tartine de pain de campagne) et une focaccia de saumon fumé petite crème d’aneth-bâtonnets de pomme acidulée, gambas mayo maison…

Outre Christian, qui garde la maîtrise des soirées Borderline, et Olivier Gondran, le barman Vincent, dit Galak, rejoint la fine équipe. « On est des amis d’enfance de la Rouvière et on travaille ensemble » sourit Christian qui signe, par ailleurs, la sélection des vins dont les fameux blancs cassidains.
« Les fruits de mer, c’est une passion et un apprentissage autodidacte, confesse Olivier. J’ai appris le métier chez coquillages Claude à Mazargues et aujourd’hui, je rends hommage à Christian Bouvier qui a été mon mentor ». Ouvert jusqu’ici du mercredi au samedi de 18h à 23h, le Repaire profitera de la belle saison pour ouvrir tous les soirs « dans le créneau de l’apéro ».

Le Repaire, 1, rue d’Endoume, Marseille 7e arr. ; infos au 06 09 52 99 33.

pub jeudi

Suis-nous sur les réseaux

Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.